Top 14 - Bordeaux-Bègles, la mauvaise passe de trois

  • Présents défensivement mais manquant de précision offensivement, les Girondins de Santiago Cordero ont subi un troisième revers consécutif.
    Présents défensivement mais manquant de précision offensivement, les Girondins de Santiago Cordero ont subi un troisième revers consécutif. DDM
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Présents défensivement mais manquant de précision offensivement, les Girondins de Christophe Urios ont subi un troisième revers consécutif.

Après deux défaites consécutives, ce qui n’était jamais arrivé cette saison, l’Union Bordeaux-Bègles voulait se relancer en frappant un grand coup sur la pelouse d’Ernest-Wallon, là où elle n’était jamais parvenue à s’imposer. Christophe Urios avait clairement fait comprendre que ce défi était à la hauteur de son équipe pour espérer rallumer la flamme au sein de son groupe.

Il suffisait d’une étincelle avait-il prévenu. Il a bien dû penser que la boulette de Maxime Médard, offrant un essai à Jean-Baptiste Dubié dès la 6e minute était le coup de pouce idéal pour lancer son équipe dans ce match. Cela ressemblait en tout cas à ce petit brin de chance qui souffle dans le dos de l’équipe qui domine le championnat.

« À aucun moment on ne s’est pris pour d’autres, avait ainsi résumé Chrisothpe Urios, On a toujours eu en tête que ça pouvait nous arriver. On a bien conscience qu’on ne joue pas bien notre rugby, on n’est pas bons. On cherche à s’améliorer, à progresser. On est toujours premiers avec un peu d’avance. Je ne vois pas en quoi on devrait s’inquiéter. Si l’état d’esprit du groupe comme celui du staff est de chercher à progresser, on va trouver l’étincelle qui va nous faire rebasculer. On a les yeux grandement ouverts. »

Le manager girondin n’avait certainement rien à reprocher à ses hommes en termes d’engagement, tant ils ont su se montrer hermétiques dans le secteur défensif, mais il a été encore confronté à un manque de précision de ses joueurs dans le secteur offensif qui n’ont pas réussi à enchaîner de longues séquences en raison de petites fautes techniques ou par une indiscipline qui a hâché le jeu alors que les Toulousains ont été diaboliques dans le jeu au sol.

Mais, ils se sont accrochés grâce à une rigueur défensive exemplaire qui n’a pas permis aux Toulousains de s’approcher de la zone de marque, mis à part sur une pénaltouche à la 79e minute vite annihilée par un en-avant stadiste.

Trois défaites bonifiées

Mais si l’intensité défensive était à la hauteur de l’événement, la fébrilité du moment a poussé les hommes de Christophe Urios à se contenter d’un point de bonus défensif qui leur permet de garder seuls la tête du championnat alors que Montpellier était revenu à leur hauteur un peu plus tôt ce dimanche, malgré cette troisième défaite de rang.

Mais les écarts au score (défaite de trois points contre Toulon puis contre le Racing 92 et enfin un revers d’un petit point à Toulouse) laissent à penser que cette équipe n’est pas si loin du compte malgré cette mauvaise passe. « Si deux défaites remettent en cause tout le travail qu’on fait depuis deux ans et demi, ça veut dire qu’on est des petits garçons », avait prévenu Christohpe Urios.

Cette défaite par le plus petit des écarts laisse à penser que les Girondins sont toujours sur la bonne route même s’ils avancent à tout petits pas. L’étincelle n’est pas très loin.

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