Top 14 - Le Stade français voyage à vide

  • Trop indisciplinés et manquant de maîtrise dans les moments décisifs, les Parisiens ne pouvaient rapporter le moindre point de l’Hérault.
    Trop indisciplinés et manquant de maîtrise dans les moments décisifs, les Parisiens ne pouvaient rapporter le moindre point de l’Hérault. Icon Sport
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Trop indisciplinés et manquant de maîtrise dans les moments décisifs, les Parisiens ne pouvaient rapporter le moindre point de l’Hérault.

On s’était douté, en jetant un œil à la composition du XV de départ du manager Gonzalo Quesada, que ce déplacement chez le deuxième du championnat ne faisait pas partie des priorités du club parisien. Et on veut bien le comprendre, quand on sait que les Soldats roses recevront le week-end prochain un Stade toulousain qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes soit avant le coup d’envoi du derby Toulouse - UBB, traverse des semaines délicates.

Entre les blessures et les joueurs laissés au repos, le Stade français se déplaçait dans l’Hérault sans ses armes de destruction massive, les Sekou Macalou, Tolu Latu, Ngani Laumape, Marcos Kremer… avec cependant le magicien Waisea Nayacalevu, mais ce dernier n’est pas entré en jeu. Une preuve que le staff préférait garder son « facteur X » pour le Clasico…

Pourtant, il y avait du talent dans cette équipe parisienne. Un talent incarné par le jeune Léo Barré, auteur de la plus belle action de son équipe à la 43e minute : jeu au pied tapé par-dessus la défense, réception, accélération, et diagonale tapée pour son ailier Adrien Lapègue, sur le côté gauche du terrain. Une action qui aurait pu faire mouche si l’ailier n’avait pas posé un quart d’orteil sur la ligne de touche.

« On mérite les 30 points »

Mais si les Parisiens n’ont pas capitalisé sur ces actions, c’est parce qu’ils ont clairement manqué de maîtrise. C’est, en substance, ce qu’expliquait Quesada au micro de Canal + au cours de la deuxième mi-temps: « C’est terrible parce qu’on ne sent pas qu’il y a 20 points d’écart dans le match. C’est dur parce que l’on pensait avoir marqué un essai en première mi-temps mais notre ailier avait mis le pied en touche, et puis il y a cet essai un peu casquette que l’on encaisse en deuxième mi-temps... » 

Un constat auquel on pouvait ajouter des touches non trouvées à deux reprises, une erreur de Sanchez puis Segonds, et deux pénalités manquées alors qu’elles étaient dans les cordes de buteurs de la capitale, et surtout deux cartons jaunes (Chapuis en première mi-temps puis Alo-Emile en deuxième) qui ont certainement pesé aussi. Autant de fautes qui menaient Joris Segonds a établir ce rude constat: « Le score n’est pas sévère, on mérite de prendre 30 points. On n’a pas fait le match que l’on avait convenu de faire entre nous. »

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