Top 14 - Toulouse : contre l'Union Bordeaux-Bègles, un point c’est tout !

  • Selevasio Tolofua et les Toulousains ont enfin mis un terme à une série de six défaites.
    Selevasio Tolofua et les Toulousains ont enfin mis un terme à une série de six défaites. Icon Sport
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Victorieux à l’arraché de l’UBB malgré une boulette de Maxime Médard d’entrée de jeu, les Toulousains ont enfin mis un terme à cette série de défaites débutée lors du match aller. Quel soulagement...

Confiance. En ces temps troublés, après une série historique de six défaites, ce mot incarnait évidemment le principal enjeu côté toulousain. Confiance pour se libérer. Confiance pour ne pas flancher dans le money-time, malgré la pression d’un classement où le Stade pointait pour la première fois depuis des lunes en dehors des places qualificatives. Confiance pour gagner, tout simplement.

Un mantra qu’Ugo Mola répéta durant tout son échauffement, désireux de transmettre à ses hommes autant d’ondes positives que possible. Las, tous les discours et toutes les psychothérapies du monde ne sont pas grand-chose face à des esprits touchés…

Ainsi, alors qu’il comptait sur ses hommes d’expérience pour remettre le navire à flot en l’absence de la dizaine d’internationaux qui avait flambé la veille du côté d’Édimbourg, les coéquipiers d’Alban Placines furent trahis par le plus expérimenté des leurs.

Maxime Médard, 35 ans et 63 sélections, piégé comme un cadet par un rebond dans son en-but à la poursuite d’un anodin coup de pied du jeune Matéo Garcia. Une "poitrenade" version 2022, signe d’une fébrilité patente, qui n’était évidemment pas la meilleure façon d’aborder un match aussi tendu…

Dubié, l’autre boulette

En conséquence ? Comme un vulgaire virus, le stress se propagea à vitesse grand V dans les esprits toulousains, entre transformations de jeu foirées, passes imprécises, ballons égarés au contact, touches perdues… Une contagion telle que le fidèle public d’Ernest-Wallon lui-même commençait à se demander comment ses protégés allaient s’en sortir, dans une telle panique à bord.

Les trois buts de Holmes sanctionnant l’étonnante indiscipline bordelaise constituèrent à ce sujet un premier élément de réponse, qui permirent aux Stadistes de tourner miraculeusement en tête à la pause. Toutefois, le premier véritable tournant du match résida probablement en un jeu au pied aléatoire de Dubié (68e), offrant enfin aux Stadistes une possession dans le camp girondin, qui leur permit de repasser devant au bout de leur première action construite (certes dans le désordre) de la partie.

Un fait de jeu qui offrit un immense bol d’air aux hommes d’Ugo Mola et un petit point d’avance auquel ces derniers s’accrochèrent comme des morts de faim jusqu’au bout, à l’image d’un Guillaume Cramont combattant en diable en l’absence de Marchand et Mauvaka. Un succès sans emphase ni flamboyance, bien sûr, à l’envie et à la rage, qui eut le mérite de réveiller certains cadres, en attendant le retour des internationaux.

Peu importe, dès lors, la note artistique, tant l’essentiel consistait à symboliquement clore cette mauvaise passe de six défaites consécutives, commencée au match aller sur la pelouse de Chaban-Delmas.

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Les commentaires (1)
BernardST31 Il y a 9 mois Le 02/03/2022 à 17:32

Un point qui en vaut 4 au classement ;-)