Tournoi des 6 Nations U20 - Les Bleuets cartonnent, malgré les cartons !

  • Après une performance XXL en Ecosse, Théo Ntamack a marqué les esprits. À l’origine du premier essai des Bleuets, le troisième ligne n’a eu de cesse de mettre son équipe dans l’avancée.
    Après une performance XXL en Ecosse, Théo Ntamack a marqué les esprits. À l’origine du premier essai des Bleuets, le troisième ligne n’a eu de cesse de mettre son équipe dans l’avancée. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Les Bleuets ont réalisé un joli festival contre l'Écosse, même s'ils ont été réduits à quatorze, puis à treize. Les avants tricolores ont écrasé le pack écossais.

Ce fut un match à défier les mathématiques. Les Bleuets l’ont emporté largement alors qu’ils ont subi deux cartons rouges. C’est dire si leur supériorité était manifeste. Dès la 13ème minute, le malheureux trois quart aile d’Agen, Jefferson Joseph fut expulsé pour un plaquage dangereux, décision qui nous sembla sévère sur le coup.

Mais ce coup du sort ne perturba pas le moins du monde la marche de ces Bleuets, mais alors pas du tout. À quatorze contre quinze, ils ont quasiment laminé des Écossais bien trop limités en conquête.

Les Français étaient tellement supérieurs en mêlée qu’ils n’avaient quasiment rien à craindre dans ce petit stade d’Edimbourg qui jouxte Murrayfield. En plus, la majorité des spectateurs étaient avec eux, c’est l’avantage de jouer dans la ville du test du lendemain, une grosse partie des supporteurs visiteurs vient s’échauffer la voix auprès des jeunes pousses.

Sa et Ntamack impériaux

La première ligne française, Perchaud-Sa-Bellemand fit un véritable festival, pas seulement en mêlée. Leurs interventions furent d’un terrible tranchant pour ces Ecossais clairement pas invités. C’était presque de la D1 contre de la D2. Conor Sa, le talonneur de Bordeaux-Bègles, livra un premier acte époustouflant, nous avons noté quatre ou cinq charges impressionnantes, et deux ou trois ballons reçus en fond de touche sur des lancers approximatifs adverses. Sa, le joueur au nom le plus court du circuit international, devrait avoir sa chance au plus haut niveau prochainement, ce n’est pas possible autrement.

Les Français menaient 18-3 à la pause alors que le vent très violent était censé les désavantager. Mais Esteban Capilla avait marqué un essai au soutien de ses trois-quarts auteur d’une offensive au long cours. Puis les avants imposèrent leur loi après une séquence impeccable devant la ligne.

Évidemment, patronyme oblige, beaucoup de spectateurs éprouvaient de la curiosité pour le numéro 8 toulousain. Ils n’ont pas été déçus : quelle adresse et quelle maîtrise en sortie de mêlée. Évidemment, c’est plus facile quand le cinq de devant a enclenché la marche avant, mais les attitudes et les gestes ne trompent pas. Il fut d’ailleurs sacré "homme du match" avec, au compteur, 103 mètres gagnés et 18 ballons portés.

Un succès scellé en deuxième mi-temps

Le score gonfla en seconde mi-temps, c’était prévisible, même si la partie fut un peu moins enlevée. Mais Sa marqua en force, le capitaine Gailleton aussi après une action millimétrée, forgée par la puissance des avants et peaufinée par l’adresse gestuelle de Jauneau, Dayral et Lebrun. Les Ecossais avaient multiplié les changements précoces pour essayer de surnager, mais ils ne pouvaient rien face à la qualité tricolore, la classe même d’un Samuel M’Foudi, deuxième ligne très fin, ce qui n’enlève rien à son abattage.

À onze minutes de la fin, le remplaçant Jules Coulon fut sanctionné pour un déblayage dangereux. Nouveau carton rouge et possibilité pour les Écossais de trouver enfin des failles dans la défense adverse. À quinze contre treize, c’était la moindre des choses, mais ça ne suffit pas même s’ils adoucirent la note par un dernier essai. On termina la rencontre avec le sentiment que même avec deux joueurs de débours sur 80 minutes, les Français l’auraient quand même emporté. À quinze contre quinze, ils auraient flirté avec les 50 points.

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