Nationale - Dax, un succès contre Soyaux-Angoulême pour exister jusqu’au bout...

  • Le Dacquois Adrien Ayestaran a vaincu ses anciens coéquipiers de Soyaux-Angoulème.
    Le Dacquois Adrien Ayestaran a vaincu ses anciens coéquipiers de Soyaux-Angoulème. Photo Philippe Salvat
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Les coéquipiers dacquois d’Adrien Ayestaran se sont courageusement défaits de Soyaux-Angoulême, le solide prétendant à la montée en Pro D2.

Comme une ritournelle, l’US Dax se retrouvait au pied du mur, non pas celui des lamentations, mais celui des espoirs de qualification. Après une deuxième mi-temps catastrophique à Albi et une lourde défaite (44-27) les Landais devaient de nouveau rebondir face à l’équipe la plus en forme du moment. Le demi de mêlée dacquois et ancien Charentais, Adrien Ayestaran, connaît bien les clés de cette confrontation cruciale pour maintenir les chances de voir l’US Dax en position de qualifiable. Mise à part la dernière victoire en déplacement à Chambéry, les Dacquois ne sont efficaces que quand ils se retrouvent face au mur.

Le mur du jour s’appelle Soyaux-Angoulême, une équipe surdotée et ambitieuse. « On savait parfaitement que face à cette équipe qui a les armes pour monter, nous devions être prêts dès l’entame », souligne le demi de mêlée dacquois. Dès les premières minutes la générosité et l’efficacité défensive des Landais prend les Charentais à la gorge et fait s’enrayer la mécanique charentaise. Comme le souligne Vincent Etcheto, le manager du SA XV : « On a été pris par l’engagement en début de match. On savait que Dax est une équipe solidaire, mais avec une conquête défaillante et une telle indiscipline (deux cartons jaunes et quinze pénalités, N.D.L.R.) on ne peut pas prétendre à une victoire à l’extérieur. Nous sommes revenus au contact, mais pas assez pour espérer gagner. Pour autant, nous sommes encore focalisés sur la qualification. »

L’espoir d’une qualification se dessine

À l’image de la performance de l’expérimenté demi de mêlée, les Dacquois ont su mettre la main sur ce match et exprimer leurs qualités défensives et leur opportunisme offensif. « Après une longue période de frustration pour moi, je commence à prendre mes marques. Après huit saisons en Charente, les attentes étaient grandes. Il m’a fallu prendre mes marques que ce soit personnellement ou sportivement. L’effectif, surtout derrière, a pas mal été chamboulé. J’ai la chance d’enchaîner les matchs et de trouver de la complicité avec les gros et l’ouvreur Felipe Berchesi… »

Cette « charnière » entre les avants et les trois-quarts a parfaitement fonctionné contre le SA XV. Le public venu en nombre a retrouvé de l’impulsion et de la fluidité dans les attaques dacquoises. Mais c’est bel et bien dans une remarquable solidarité défensive que les Landais ont trouvé leur salut. « Nous savions qu’il ne fallait pas laisser à Angoulême l’espace de mettre leur jeu en place. Avec une telle ligne de trois-quarts et des avants conquérants, cela pouvait vite devenir compliqué. »

Avec lucidité, Adrien résume les ingrédients de la victoire dacquoise. Une première mi-temps à la fois agressive et pragmatique des Landais qui fait déjouer les visiteurs et permet de virer en tête à la pause (25-13) en marquant trois essais et en provoquant deux cartons jaunes. Mais comme l’avaient pressenti les Dacquois, les relâchements dont ont pu être coupables les Rouge et Blanc a permis au SA XV de revenir dans le match.

Les vingt dernières minutes ont offert un aperçu plus fidèle du niveau des Charentais. Jusqu’à la dernière seconde ils ont attaqué et menacé la ligne landaise… et jusqu’à la dernière minute, les Dacquois se sont défendus bec et ongles. De l’avis général, ce match a été d’un niveau digne d’une vraie antichambre du rugby professionnelle. L’affiche du jour, à l’odeur de choc, a tenu sportivement ses promesses. Tout comme celles que ce sont faites les joueurs dacquois de tout faire pour offrir à leur club et à leurs supporters, l’espoir d’une qualification pour les phases finales du printemps…

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Laurent TRAVINI
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