Pro D2 - Comme un air de famille pour Colomiers

  • Yann Peysson, ici balle en mains, est un des symboles de la formation columérine.
    Yann Peysson, ici balle en mains, est un des symboles de la formation columérine. Icon Sport - Icon Sport
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Contre Bayonne, Peysson, Moro et Galthié ont porté le maillot de Colomiers, vingt-et-un ans après leurs pères. Le signe d’une transmission forte dans ce club.

Il est rare, ces jours-ci, de trouver un exemple aussi marquant que celui-là. À Bayonne la semaine passée, les Columérins n’ont pas existé, diminués par l’exclusion d’Anthony Coletta. Mais l’important était ailleurs : Yann Peysson, Victor Moro et Mathis Galthié ont foulé ensemble pendant vingt minutes la pelouse de Jean-Dauger. C’était la première fois que les jeunes joueurs columérins partageaient une feuille de match. Leurs pères Stéphane Peysson, Gildas Moro et Fabien Galthié ont fait de même pendant trois saisons entre 1998 et 2001. Un coup de vieux pour les observateurs de la Colombe ? Surtout, la preuve ultime que la transmission et la fidélité sont des valeurs que l’on applique dans ce club. « Ça donne une belle image, reconnaît l’entraîneur en chef Julien Sarraute, qui tient à rappeler qu’« ils méritent leur place ». Sur l’histoire de ce club, ça en dit long sur Colomiers qui se veut familial et qui cultive cet aspect avec une excellente formation. On ne peut être que contemplatifs devant ça. »

Peysson et Moro n’ont connu qu’un club

Le troisième ligne Yann Peysson est celui qui réussit le plus cette saison. « Je n’ai que trois titularisations en tout, témoignait-il avec le sourire à Bayonne où il était titulaire pour la deuxième fois d’affilée. C’est la première fois que j’enchaîne. Je suis super content, c’est une grande satisfaction ! » Celui-ci s’est fendu d’une belle percée sur le côté droit, à l’origine du seul essai columérin. Victor Moro est davantage installé grâce à un exercice 2020-2021 sérieux, avec comme point d’orgue le triplé contre Montauban en fin de saison. Mais tout deux sont des purs produits de la formation columérine, le premier y a fait ses débuts à 2005, l’autre en 2007… « C’est un peu l’histoire de leur vie. Yann et Victor sont là depuis tout petits, pointe Julien Sarraute. Les choses se font naturellement. Il n’y a pas de pression particulière. » Quant à Mathis Galthié, son retour est le fruit du hasard et peut-être du destin puisque c’est un choix extra-scolaire, celui d’études compatibles à la pratique du rugby, qui l’a amené à Michel-Bendichou. « J’ai toujours fait en sorte d’être un joueur comme les autres, manifestait-il après sa première apparition en pro’à Aix-en-Provence. Et le hasard veut que je me retrouve à jouer à Colomiers à la mêlée, vingt ans plus tard… 

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Quentin PUT
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