Top 14 - 200e rugissant pour Combezou !

  • Le centre castrais a été auteur d'une entrée fracassante face au MHR.
    Le centre castrais a été auteur d'une entrée fracassante face au MHR. - Photo Aurélien Delandhuy
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Il célébrait son 200e match sous les couleurs du CO. Une marque symboliquen auréolée d'un essai original et d'une victoire bonifiée. Champagne !

Il pourrait être frappé d’une certaine forme de lassitude. Avoir moins envie d’enfiler le maillot, être plus réticent à l’idée d’encaisser les chocs et les efforts. Être tenté de se laisser aller à procrastiner dans le confort feutré de son canapé… Il n’en est rien. Thomas Combezou, trois-quarts centre du CO, a beau dérouler sa huitième saison dans le Tarn, avoir 35 ans bien tassés et à peu près tout connu sous le maillot bleu et blanc, il est toujours animé par une envie folle de jouer au rugby.

Thomas Combezou, c’est le prototype du « bon soldat ». Un de ces gars qui ne rechigne à aucune tâche et qui est prêt à donner son corps pour le bien de l’équipe. La preuve ? Il a fêté sa 200e apparition, samedi face au MHR, en entrant sur la pelouse au poste de… troisième ligne, en remplacement de Josaia Raisuqe et jouant les derniers instants de la partie au poste de demi de mêlée après la sortie sur carton jaune de Santiago Arata, C’est lui qui s’est arraché pour aller gagner le dernier ballon, celui de la délivrance, celui qui assurait aux Tarnais la préservation de leur bonus offensif.

Un "Fosbury" pour régaler le public

Cela dit quelque chose sur l’état d’esprit de "Zouzou", polyvalent au possible pour les besoins de la cause. « Cela fait quelques années maintenant que je joue au rugby. Troisième ligne, numéro 9, numéro 10… Je peux jouer à tous les postes tant que c’est pour le bien de l’équipe, expliquait l’intéressé, non sans humour. Bon, si je devais évoluer au poste d’ouvreur, je crois que le public râlerait car il n’y aurait pas beaucoup de ballons d’écartés…» 

Référence à peine masquée au goût très prononcé du garçon pour le combat. Il fallait le voir, d’ailleurs, inscrire le troisième essai des siens, celui du bonus, dans une position très acrobatique, derrière un regroupement. Un saut en "rouleau dorsal", par-dessus le maelstrom de joueurs ! « J’ai vu un espace ouvert… ensuite, c’est "Fosbury" (du nom de Dick Fosbury, sauteur en hauteur inventeur de la technique de saut éponyme, N.D.L.R.). Je suis un ancien athlète, j’ai fait les JO (rires). Blague à part, c’est la marque d’une détermination à vouloir concrétiser les temps forts de l’équipe. J’aime bien essayer d’être déterminant quand on arrive proche des lignes. » 

Une propension à venir se mêler aux avants qui aurait tendance à "agacer" ces derniers, selon les confidences du manager Pierre-Henry Broncan : « Thomas, c’est la polyvalence avant tout. Je l’ai utilisé aujourd’hui dans un poste hybride. Il faut savoir qu’il a été formé au poste de troisième ligne aile. Pour l’anecdote, il a inscrit son premier essai sous les couleurs du CO, au siècle dernier, au poste d’ailier. Il aime bien venir graviter autour des avants. Eux n’apprécient pas trop ça car il leur vole des essais qui étaient programmés pour eux, et c’est son nom qui apparaît dans la presse ! »

Dans le sillage de son centre très polyvalent, le CO enchaîne un dix-huitième match sans défaite à Pierre-Fabre en disposant de Montpellier avec le bonus offensif. Un après-midi parfait.

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David BOURNIQUEL
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