Deuxième pack à la 50e : l’arme fatale

  • Pour suppléer les titulaires, le staff français peut s'appuyer sur le sang frais de son banc, avec notamment Peato Mauvaka, Romain Taofifenua et Thibaud Flament.
    Pour suppléer les titulaires, le staff français peut s'appuyer sur le sang frais de son banc, avec notamment Peato Mauvaka, Romain Taofifenua et Thibaud Flament. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Depuis la dernière tournée d’automne, le XV de France a fait le choix de placer six avants sur son banc de touche. Voici pourquoi…

Le XV de France est invaincu depuis six matchs. Et sur ces dernières rencontres, le sélectionneur Fabien Galthié a opté à cinq reprises pour un banc de touche doté de six avants. À ce sujet, le patron des Bleus expliquait juste avant le dernier déplacement en écosse : "Il faut saluer le travail des 42 joueurs dans ces rassemblements de trois jours (du lundi au mercredi) où nous réunissons le meilleur du rugby français. Cette disposition nous permet, avec notre équipe de finisseurs qui est prête à entrer sur le terrain à la 50e, d’avoir un supplément d’âme et d’énergie au cas où il y aurait un problème. On a de la polyvalence : Thomas Ramos peut jouer en 10, Romain Ntamack au milieu du terrain ou encore François Cros, qui pourrait être un excellent trois-quarts centre."

Ainsi, l’équipe de France a fait le choix, jusqu’ici gagnant, de faire entrer aux abords de la 50e minute de jeu un deuxième paquet d’avants, tout neuf ou presque, afin de permettre aux Bleus de terminer la rencontre sur les tempos très élevés qu’ils ont l’habitude de placer en ouverture de leurs matchs. En tête, on garde ici en mémoire que face à la Nouvelle-Zélande, à l’Argentine, à l’Irlande ou, plus près de nous, contre le XV du Chardon, les entrées en jeu conjointes de Thibaud Flament, Romain Taofifenua, Demba Bamba, Peato Mauvaka ou Dylan Cretin avaient permis à l’équipe de France d’accélérer à un moment charnière et, in fine, asphyxier son adversaire direct.

Un banc pensé au détail près

Ce constat étant posé, il semble maintenant important de souligner que les "finisseurs", puisque c’est ainsi que les nomme Fabien Galthié, risquent d’être dévolus à ce rôle jusqu’au Mondial si l’état de forme des supposés premiers choix ne change pas d’ici là. Dans l’esprit du staff, le grand "Tao" et le flanker parisien Sekou Macalou sont par exemple des "impact players" exclusifs, dans la mesure où lorsque ces deux joueurs ont démarré une rencontre, ils ont été incapables de donner à la sélection l’énergie que le staff attendait d’eux.

Pour d’autres raisons, il en est de même pour Peato Mauvaka, la doublure de Julien Marchand en club comme en équipe nationale : si Mauvaka est le remplaçant ultime et devance aujourd’hui Camille Chat, Gaëtan Barlot ou Pierre Bourgarit dans la hiérarchie des talonneurs français, c’est parce qu’il possède en lui un sang-froid dont sont dépourvus ses concurrents directs dans le money time, soit au moment où les lancers en touche sont les plus importants. On a beau chercher, on se demande bien ce que ce staff a pu laisser au hasard…

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