Pro D2 - Carcassonne réalise le bon coup de la journée à Vannes

  • Avec cette victoire en terre bretonne, Samuel Marquès et ses coéquipiers s’installent plus sérieusement dans le top 6.
    Avec cette victoire en terre bretonne, Samuel Marquès et ses coéquipiers s’installent plus sérieusement dans le top 6. Photo Bruno Perrel
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À trop vouloir tirer sur la corde, elle finit par se casser. Le RC Vannes, comme Icare, a joué avec le feu en fin de match face à Carcassonne… et s’est brulé les ailes. L’USC en a profité.

En rugby, lorsqu’il y a des points à prendre, il faut les prendre. Négliger ce B.A.-BA est souvent interprété comme de la suffisance, voire un certain manque de respect de l’adversaire. Ce procès aurait pu être fait au RC Vannes vendredi soir dernier.

Mais pour autant, doit-on le vouer aux gémonies d’avoir tenté crânement sa chance et par trois fois, sur des pénaltouches à cinq mètres de la terre promise qui pouvaient lui assurer le gain du match alors qu’il était mené 23-26 ? Alors qu’il y avait au bout du pied de Quentin Etienne le partage des points quasi assuré. Moralité : à trop vouloir, comme au poker, on perd parfois. Le RCV pourra méditer sur la chose.

Ce faisant, comme au poker, il faut savoir aussi, parfois, prendre des risques. Si le RCV ne méritait pas forcément de gagner, il ne méritait pas non plus de perdre. Il pensait avoir fait le plus dur en menant de 7 points (23-16) à douze minutes de la fin. Funeste erreur car les Audois, sûrs de leur rugby, avaient décidé de ne rien lâcher. Et à la 80e, Carcassonne avait raflé la mise (23-26). Avant cette obstination vannetaise à vouloir renverser la montagne.

Labit : « Une bonne organisation »

L’affable entraîneur carcassonnais Christian Labit ne boudait pas son plaisir au lendemain de ce succès « mérité » selon lui. Une victoire qu’il attribuait avant tout « à la bonne organisation du collectif, associée à une belle volonté affichée mais aussi à la bonne gestion des temps forts de l’adversaire. Dans le rugby moderne, ce n’est pas forcément celui qui a le plus le ballon qui gagne. C’est celui qui l’utilise le plus intelligemment. »

Cette intelligence et cette volonté de ne rien lâcher, l’US Carcassonne en a fait la démonstration dans les dernières minutes, alors que les Audois étaient en grande difficulté. Et c’est dans ces circonstances-là que l’on sent l’âme d’une équipe. Aujourd’hui, Carcassonne a envie « d’aller au bout. Ce groupe a envie de réaliser quelque chose. On est plutôt sur une phase ascendante, mais gardons la tête froide. Il faut tenir le cap et nous devrons monter la même détermination et la même envie à Agen », concluait le manager général de l’USC.

Vannes à neuf points du top 6

Le RC Vannes, lui, n’a pas seulement perdu ce match vendredi soir. Outre d’avoir conforté Carcassonne dans son dessein d’une participation à la phase finale, il a aussi partiellement hypothéqué ses chances de figurer dans ce même top 6. À sept points avant la rencontre, il se retrouve à nouveau à neuf points du sixième et premier qualifié. Le spectre se réduit comme peau de chagrin.

Le prochain match à Béziers serait alors celui de la dernière chance ? Possible. Carcassonne, pour sa part, a consolidé sa place en haut de tableau. Il pourra toujours voyager l’esprit plus tranquille à Agen vendredi. Et ce ne sera pas la moindre de ses satisfactions.

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Didier LE PALLEC
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