Puech : « C’est un exploit, tout simplement »

  • Martin Puech (Section paloise) : « C’est un exploit, tout simplement »
    Martin Puech (Section paloise) : « C’est un exploit, tout simplement » Icon Sport - Icon Sport
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Martin Puech (flanker de Pau) a donné de sa personne pendant quatre-vingts minutes pour forger la performance la plus inattendue de la journée : un succès magnifique des béarnais en Gironde.

Quelle est votre première analyse ?
Gagner à Bordeaux, sur le terrain du premier du championnat, c’est un exploit. Tout simplement. Le président devrait être gentil et nous laisser les maillots. (il sourit)

Était-ce un succès mérité ?
Je vais rester humble et objectif mais oui. Vu de l’intérieur, j’ai l’impression qu’il l’est. Nous avons marqué davantage d’essais qu’eux. D’accord, nous avons été un peu dominés en touche mais dans les autres compartiments du jeu, nous leur avons tenu la dragée haute. En fait, c’était du kif-kif. Mais bon, peut-être aussi que ce n’était pas le grand Bordeaux aujourd’hui.

Nous avons eu l’impression que la Section paloise s’est procuré plus de situations dangereuses…
Oui, j’ai l’impression. Mais cela ne m’a pas empêché d’avoir très peur quand, à quatre minutes de la fin, ils ont contré un drop et que nous nous sommes retrouvés à cinq mètres de notre ligne. Ce fut le tournant du match, mais on s’est accrochés et on a réussi à revenir chez eux. En fait, je me rends compte que notre banc a eu beaucoup d’impact.

Comment avez-vous vécu ces trois dernières minutes avec cet essai refusé à l’UBB puis, dans la foulée, cet essai libérateur pour votre équipe ?
Il y a eu un petit ascenseur émotionnel, évidemment. Mais nous avons toujours gardé notre sang-froid. Nous n’avons pas paniqué, nous n’avons pas baissé les bras. Après notre essai final, nous nous sommes replacés correctement pour le coup d’envoi. Nous sommes prêts aujourd’hui à affronter les grosses équipes.

Une victoire à Bordeaux, ce n’était pas arrivé depuis 2016… Vous faites tomber les barrières une à une, non ?
Oui. Je fais le faux modeste, nous sommes heureux. Ce succès rattrape la défaite à domicile face à La Rochelle. Ceci dit, sur le plan comptable, je reste prudent car paradoxalement, dans la course au maintien, nous avons perdu un point par rapport à Perpignan. Le prochain match, contre eux justement, sera important.

Dans quel secteur de jeu avez-vous fait la différence ?
De mon point de vue d’avant, je parlerais de la défense et plus particulièrement de la défense sur les ballons portés. Nous sommes costauds là-dessus, depuis un mois environ. Contre Toulouse, nous avons bien défendu trois ou quatre fois la ligne ; contre La Rochelle, nous n’avons pas encaissé d’essai sur cette phase, annoncée comme une spécialité des Charentais. Aujourd’hui, les Bordelais ont voulu nous pilonner là-dessus, surtout en première mi-temps. Après, dans le jeu courant, je ressens une amélioration. Nous avons toujours été une équipe qui fait du jeu mais auparavant, nous faisions du « large-large ». Désormais, nous sommes plus perforants.

Quel bilan faites-vous de ce bloc qui s’achève ?
Je pense qu’il est bon. Au Racing, nous n’étions pas loin de la victoire ; contre La Rochelle, nous aurions pu gagner, même si nous ne le méritions pas. Dans le passé, même dans les saisons difficiles, nous avons réussi des exploits, je me souviens d’une victoire à Clermont il y a deux ou trois ans. Mais cette année, je sens quelque chose de particulier. Nous sommes plus solides, nous nous sentons capables de faire jeu égal avec les grosses équipes.

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