Agen sous haute tension face à Carcassonne

  • Face à une équipe audoise en forme, les Agenais de Loris Tolot n’ont pas le choix que de s’imposer pour maintenir leur avance sur Rouen et Bourg-en-Bresse. Photo S. B.
    Face à une équipe audoise en forme, les Agenais de Loris Tolot n’ont pas le choix que de s’imposer pour maintenir leur avance sur Rouen et Bourg-en-Bresse. Photo S. B.
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Le SUA s’apprête à recevoir des Carcassonnais étonnants. Et pour ne pas se mettre en grand danger au classement, il se doit de l’emporter sur sa pelouse.

Enfin, le marathon de sept matchs de suite arrive à son terme ce vendredi soir pour Agen. Avec onze points de pris en six matchs, le bilan reste inquiétant jusqu’ici pour les hommes de Bernard Goutta. Désormais, ces cinq points d’avance sur la quinzième place valent de l’or. Et la venue de Carcassonne, un joker. Car encore une fois, cette réception audoise est capitale dans l’optique du maintien. L’équipe entraînée par Christian Labit n’est pas pour autant la formation la plus simple à affronter par les temps qui courent. "Carcassonne, c’est l’équipe en forme du moment. Il me semble que depuis que nous y sommes allés en novembre, si l’on devait prendre le classement à partir de là, ils sont l’une des meilleures équipes", analyse David Ortiz, l’entraîneur des avants.

Cette réception est donc particulièrement crainte par les Suavistes. Le coach poursuit : "Il s’agit d’une équipe constante avec une conquête hyper performante. On l’a vu au match aller. Ils ont également de très bons animateurs et quelques belles individualités derrière. Ils ne sont pas à leur position par hasard." Sans oublier que les Jaune et Noir sont aussi très efficaces dans les rucks, secteur défaillant côté agenais cette saison. Néanmoins, le pilier Florent Guion estime que son équipe est prête : "Nous connaissons les forces audoises. Mais nous connaissons aussi les nôtres. Notre état d’esprit depuis l’arrivée de Bernard est vraiment positif. On l’a vu contre Vannes où Grenoble. À partir d’un certain moment, avec notre public qui nous poussent, les adversaires sont en difficulté."

Si près, si loin…

Aujourd’hui, Agen n’a donc plus que cinq unités d’avance sur Rouen et Bourg-en-Bresse. Mais les pensionnaires d’Armandie ne peuvent s’en vouloir qu’à eux-même. Lors des trois dernières rencontres, ils n’ont pas su tenir le score et ont enchaîné les revers frustrants. David Ortiz relativise : "Le fait que ça ne passe pas loin à chaque fois nous donne un motif d’espoir. On se dit qu’on avance toujours finalement."

Le problème étant que cette formation manque de maîtrise lors de moments clés. Si Bernard Goutta met cela sur le compte de la "construction", il ne faudrait pas que ces approximations mettent le SUA en réelle difficulté. Aussi, l’autre point noir se trouve près de la zone de marque. Lors de ses temps forts, le Sporting n’en profite pas. Et ces maux résonnent en boucle depuis le début de la saison du côté d’Armandie. "C’est vrai que cela revient souvent. À Aurillac nous avons seize occasions de scorer. Et nous ne le faisons pas. Au final, nous échouons à un point", regrette Ortiz. Comme motif d’espoir, l’on peut néanmoins rendre à ces Agenais cette combativité. Elle ne sera pas de trop pour venir à bout des hommes de Christian Labit. "La dernière ligne droite est lancée en tout cas, et nous nous devons de prendre tous les points qui se présentent à nous", assure Florent Guion. Le pilier gauche agenais a raison : son équipe a son destin en main. Il lui reste désormais à en faire quelque chose de biensxité.

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Mathieu VICH
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