Ballons hauts : Les yeux levés vers le ciel de Cardiff ?

  • Melvyn Jaminet, les yeux au ciel, au duel avec Mack Hansen
    Melvyn Jaminet, les yeux au ciel, au duel avec Mack Hansen Icon Sport - Icon Sport
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Défaillants sous les ballons hauts en Écosse, les Bleus doivent s’attendre à subir une pluie de coups de pied censée les placer sous pression. Réaction attendue.

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Encore une fois, le contexte sanitaire joue de vilains tours aux Bleus de Fabien Galthié. En difficulté sous les ballons hauts face à l’écosse, le XV de France a appris durant sa semaine de préparation que le toit du Millennium de Cardiff resterait ouvert afin d’éviter la propagation du virus… Une bien mauvaise nouvelle pour l’arrière tricolore Melvyn Jaminet, en proie à des carences dans ce secteur de jeu et soumis au feu des critiques à l’issue de sa performance "écossaise". "Je vous remercie pour votre analyse, a d’ailleurs ironisé le sélectionneur mercredi en conférence de presse à l’évocation du sujet. «On a bien vu qu’il n’était pas bousculé que dans les airs, mais aussi dans les analyses. Ça fait partie du jeu et du chemin. On doit être capable de vivre de manière très objective et de se dire les choses, de les analyser. C’est ce que fait Melvyn et ce que font tous les joueurs de l’équipe, donc nous acceptons.»

«Le jeu aérien se gagne aussi et surtout au sol»

Ce soir, le XV de France doit s’attendre à souvent regarder haut dans le ciel de Cardiff. D’abord, parce qu’utiliser l’arme du jeu au pied haut, c’est culturel chez les Gallois. Ensuite, parce que l’ouvreur Dan Biggar excelle dans cette stratégie. Placer le ballon dans des zones fragiles, c’est son truc au capitaine des Diables Rouges. Et puis, pourquoi se priver d’appuyer sur l’un des rares domaines dans lequel l’adversaire du jour semble friable ? Le fait est qu’en écosse — et même contre l’Irlande — les joueurs de Galthié ont peiné à la réception de ces coups de pied. «Il y avait énormément de vent, s’est justifié le sélectionneur. C’était très gênant pour les réceptionneurs, qui étaient sous pression. Il faut considérer l’écosystème et l’environnement dans lequel on joue.»

Justement, parlons-en de cet environnement. La pluie est annoncée ce soir dans la capitale galloise. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, le forfait de Damian Penaud, excellent dans ce registre, n’a rien de rassurant. Galthié, lui, ne veut pas individualiser. À juste titre. «C’est une gestion collective du jeu aérien, avec la pression mise sur l’adversaire et ce qu’on appelle les escortes construites pour accompagner notre réceptionneur et pour prendre de l’espace au sol. Le jeu aérien se gagne aussi et surtout au sol. C’est une responsabilité de l’équipe et non d’un seul garçon. On ne peut pas laisser isoler un seul gars comme ça, c’est le fragiliser.» Le message est passé, les actes attendus.

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Arnaud Beurdeley
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