Top 14 - Rechutes en série pour Bordeaux

  • Après une défaite contre Pau à domicile et avec de nombreux blessés,les Bordelais de Rémi Lamerat disputeront le match en retard face à Clermont avec la détermination de conjurer le mauvais sort. Photo Icon Sport
    Après une défaite contre Pau à domicile et avec de nombreux blessés,les Bordelais de Rémi Lamerat disputeront le match en retard face à Clermont avec la détermination de conjurer le mauvais sort. Photo Icon Sport
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L’UBB minée par les absences, finit un mauvais cycle. Un cercle vicieux s’est installé depuis décembre. Il explique les rechutes.

L’UBB ne traverse pas la meilleure période de son histoire récente, évidemment. Et la défaite surprise face à Pau a fini de compliquer les choses. On ne peut donc pas dire que ce déplacement à Clermont arrive à point nommé. Avant de tirer des plans sur la comète et multiplier les raisonnements, mieux vaut faire les constats de base. Il y a trop d’absents dans cette équipe pour lui demander de multiplier les exploits. Et l’on n’annonçait pas de vague de retour avant le match de Clermont. Christophe Urios avait annoncé des changements dans la façon de préparer l’équipe : "Oui, j’en ai fait, mais à la marge. J’ai fait évoluer des choses… De par les blessures que nous avons subies, j’ai modifié les séances." Les programmes purement rugbystiques du mardi et du jeudi ont été concentrés sur des demi-journées par exemple. "Je n’ai pas envie de tout changer, car ce sont les mêmes gars qui enchaînent les matchs, les entraînements. Nous ne sommes pas bien. Je n’ai pas envie de tirer sur l’ambulance. On fait en sorte de bien terminer ce cycle, qui est un mauvais cycle pour nous."

Conseil des sages

L’UBB paye évidemment au prix fort son statut de nouveau pourvoyeur du XV de France : Lucu, Woki, Moeafana sont en bleu. Jalibert aurait dû l’être s’il n’avait pas été blessé. Et en plus, il a déclaré forfait à la dernière minute, samedi : dernier coup de dague du destin. Si l’on ajoute la vague de blessures (Lam, Marais, Petti, Buros, Seuteni), on pourrait s’en remettre à la fatalité. Christophe a donc fait appel aux structures qu’il a mises en place et notamment le conseil des sages : "Oui, nous l’avons réuni hier. Le rôle des leaders, c’est de se réunir quand on termine des cycles, et pour des choses importantes, des matchs cruciaux, des moments de difficultés, des cas à régler sur des comportements de joueurs que je ne souhaite pas appréhender tout seul. Mais en l’occurrence, c’était : pourquoi avons nous produit ce que nous avons produit contre Pau. Cette saison, je nous pensais à l’abri de ça…" Les joueurs ont apprécié qu’il n’y ait eu qu’une seule séance mardi, compte tenu des absents. "Ça leur a fait du bien, il y a moins de tension, moins de pression. Mais la séance unique a été bonne."

On a senti Urios déçu bien sûr, sur la question des ballons portés par exemple, une arme privilégiée face à Pau et qui a failli : "On peut m’expliquer ce qu’on veut, technique, précision, organisation. Le plus important, c’est de vouloir bouffer le foie des mecs d’en face."

Le manager de l’UBB ne s’est pas caché derrière la fatalité pour expliquer les absences qui minent son équipe. "Les blessures ne sont pas liées à la chance, ou alors sur un faible pourcentage. Elles arrivent soit parce qu’on travaille trop, soit parce qu’on ne travaille pas assez. C’est difficile d’affirmer quelle est la cause de nos problèmes. Je pense qu’on paye ce mois de décembre avec des matchs reportés avec un isolement. Nous n’avons pas bien travaillé à ce moment-là. Et on le paye en ce moment avec ces gros enchaînements de match. Les rechutes, c’est le signe d’une équipe qui a besoin de ses joueurs. On a toujours repris un peu plus tôt que ce que l’on devait et c’est devenu un cercle vicieux. Toutes les blessures ont une histoire. On blesse trop de joueurs, on a des rechutes, c’est qu’on n’a pas bien travaillé."

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