L’Écosse, de sang froid face à l'Italie

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    L’Écosse, de sang froid face à l'Italie SUSA / Icon Sport - SUSA / Icon Sport
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Bien que bousculée en début de partie, l’Écosse s’en est remise à un pragmatisme sans faille et au talent de ses joueurs pour s’imposer.

Au début de la rencontre, on a vraiment cru à un changement d’ère. Pendant un bon quart d’heure, l’Écosse a été bousculée dans les rucks et dépassée par la vitesse et la bonne organisation offensive des Italiens. Là, on s’est souvenu que la veille, les juniors transalpins, un mois après avoir dominé les Anglais (6-0), avaient vaincu, de bien belle manière leurs homologues écossais (27-13). Alessandro Garbisi, demi de mêlée des moins de 20 ans italiens et frère cadet de Paolo, l’ouvreur des Azzurri, avait surclassé Christian Townsend, fils du sélectionneur écossais Gregor et ouvreur des moins de 20 ans du Chardon.

Et puis, les Italiens ont été vite rattrapés par leur terrible réalité, celle dans laquelle ils sont l’équipe la plus faible du Tournoi des 6 Nations. Alors qu’elle était dominée et qu’elle n’était jamais allée dans les 22 mètres adverses, l’Écosse a trouvé le moyen d’inscrire deux essais en moins de quatre minutes. Le premier partant d’une belle percée sur l’aile droite du talonneur George Turner, bien relayé par Ali Price. Une poignée de secondes plus tard, Finn Russell adressait une longue passe pour son centre Sam Johnson qui aplatissait en coin.

Deux minutes plus tard, les Italiens étaient déjà au pied des poteaux et enchaînaient les temps de jeu. Mais ils encaissaient un essai de quatre-vingt-quinze mètres, commencé par une interception de ce diable de Price et finalement marqué par Chris Harris. Bien que dominante, l’Italie était dominée sur sa pelouse (12-3). L’injustice était à son comble. Heureusement, il y a une justice dans le sport. Et les Italiens revenaient à 10-12 grâce à un essai du demi de mêlée Braley, profitant d’un numéro de funambule de son ailier Bruno au bord de la ligne de touche droite.

Capuozzo marque un doublé !

Là, les Transalpins ont recommencé à y croire. Mais le problème, c’est que leur mêlée a commencé à montrer d’inquiétants signes de fatigue, à l’image de son gaucher Danilo Fischetti, mis sous pression par Zander Fagerson. C’est pour cette raison que les écossais ont choisi de reprendre la mêlée au pied des poteaux peu après la demi-heure de jeu. Fixée par la puissance du pack écossais, la troisième ligne italienne n’a pu aller se porter au secours de sa ligne de trois-quarts, fragilisée par la sortie sur protocole commotion de son second centre Brex. Voilà comment Chris Harris n’eut aucun mal à inscrire son doublé. En deuxième mi-temps, les Calédoniens se sont appliqués à tenir le ballon pour mieux exploiter les qualités de ses tops joueurs, tels le très prometteur Rory Darge, l’arrière et capitaine Stuart Hogg, ou encore l’insaisissable Ali Price (élu homme du match), encore à l’origine du quatrième essai des siens, conclu par Hogg.

Côté italien, on retiendra le doublé et ce pour sa première sélection, de l’arrière grenoblois Ange Capuozzo. Après des premières minutes délicates, l’Isérois s’est retrouvé à la conclusion d’un mouvement où, en bout de ligne, il s’offrit le luxe de mettre un "cad-déb" d’école au capitaine Stuart Hogg avant de s’effondrer dans l’en-but. Il doubla la mise après la fin du temps réglementaire de la même façon. Deux belles réactions parmi d’autres mais qui furent trop souvent gâchées par un manque criant de réalisme, qui fait encaisser à l’Italie une trente-sixième défaite consécutive dans le Tournoi.

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Simon VALZER
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