Pro D2 - Oyonnax dans l’expectative face à Bayonne

  • Manuel Leindekar ont explosé face à la puissance bayonnaise. Rien de rédhibitoire, encore ; mais une sérieuse piqûre de rappel…
    Manuel Leindekar ont explosé face à la puissance bayonnaise. Rien de rédhibitoire, encore ; mais une sérieuse piqûre de rappel… Icon Sport - Icon Sport
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Venu se jauger à Bayonne, dans un match de ténors de la division, Oyonnax a déchanté. Balayé par un Bayonne euphorique. Prémices de fin de parcours ou accident ?

Un véritable coup sur la tête qu’il n’avait pas vu venir. Oyonnax qui avait voulu imposer l’épreuve de force pendant le premier quart d’heure, a, ensuite, été balayé par son adversaire pour un cavalier seul. «Bayonne a dominé dans les impacts, reconnaît Jo El Abd. Avec un score qui enflait et cette ambiance dans le stade, il était difficile de rester au contact.»

Alors que s’amorce la dernière ligne droite et que la bataille pour les deux premières places fait rage, la défaite, ou plutôt l’ampleur de ce revers, n’est pas bienvenue. Le deuxième du classement, avant le match, ne s’attendait pas à tel échec, ne pouvant même parfois en faire le constat. Jo El Abd, l’air abattu, n’a pas répondu plus de deux minutes en conférence de presse, en esquivant parfois la question, lâchant l’incontournable "il faut se remettre au travail". Est-elle loin la formation invaincue durant dix matchs d’affilée d’octobre à janvier ? Depuis, elle a accusé le coup à Colomiers, perdu à Mont-de-Marsan et Montauban. Avant de se retrouver juste avant le voyage à Bayonne face à Rouen. Seulement l’adversaire n’était pas de la même essence. «Bayonne est la plus grosse équipe de la Pro D2, justifiait le manger d’Oyonnax. Les résultats ne sont pas toujours avec eux mais ils ont un effectif très, très costaud.»

Oyonnax doit retrouver ses esprits

Et Adrien Bordenave de poursuivre : «On a été nuls !» Raccourci sévère qui illustre l’impuissance de l’équipe face au raz-de-marée des basques. «On était venu pour autre chose, poursuit le pilier. À savoir, faire un bon match, accrocher des points. On ne va pas se mentir. Quand on se déplace, on a envie d’aller gagner. Ça fait doucement sourire quand je dis ça maintenant, quand on en a pris 50. Tous les sentiments sont mêlés, déception, honte. C’est un gros coup dur.»

Oyonnax va-t-il désormais marquer le pas ? Ou a-t-il tout simplement manqué son rendez-vous ? À l’image de Bayonne ces derniers temps. «On n’a pas été très bon, précise l’ancien bayonnais. On a été moyens partout. Ça va vite quand tu joues en dedans. Il n’y a rien à retenir de ce match.» Les Aindinois auront-ils aussi la force mentale pour se relever d’un tel faux pas face à un concurrent direct ? «J’espère que ça va nous toucher, continue Adrien Bordenave. Que ça va nous servir à nous rebeller, à repartir de l’avant, d’autant plus que ça va nous remettre le goût du travail.»

Ils auront six matchs pour retrouver leurs esprits, avec un calendrier a priori jonché de moins de difficultés que pour les deux premiers du classement. De quoi attiser leur désir de revanche sur cette sale journée. Pas de plan d’urgence, en tout cas, face à ce qui peut être considéré comme une simple alerte. «On va dire ça comme ça, conclut le joueur. J’espère que ce sera une alerte. Les six derniers matchs nous le diront» Le dernier mot reste pour Jo El Abd, incisif : «On va revenir plus fort, je peux vous le promettre !»

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Edmond LATAILLADE
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