Pro D2 - Ces Biterrois ont du caractère

  • Les Héraultais de Nicolas Plazy ont frappé un grand coup en triomphant de Vannes. Photo Icon Sport
    Les Héraultais de Nicolas Plazy ont frappé un grand coup en triomphant de Vannes. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Face à des Bretons joueurs, les héraultais ont préservé l’essentiel malgré la menace bretonne qui se précisait jusqu’à la fin.

Dans cette course-poursuite effrénée dans laquelle les biterrois sont engagés depuis quelques semaines, avec comme point d’orgue ces multiples réceptions afin de mettre à jour un calendrier relativement démentiel, le moindre faux-pas enverrait un signal déficient. Si la lutte n’accorde que peu de répit entre un effectif à gérer, les blessures et les sélectionnés en équipe nationale, l’ASBH doit jongler avec quelques impondérables et pour tout dire flirte souvent avec la correctionnelle sans pour autant déroger à quelques principes. Bousculés d’entrée de jeu, face à des bretons appréciant les largeurs, les hommes de Pierre Caillet ont dû se remobiliser pour inverser encore une fois une entame défavorable. Pierre Gayraud, le deuxième ligne précise : « C’est vrai qu’on court trop vite après le score, même si nous ne cédons jamais à la panique. On met les bons ingrédients par la suite, mais on passe d’une potentielle belle victoire, à un succès arraché sur la fin en tremblant jusqu’au bout. On doit gagner en régularité, c’est certain. » D’autant que les locaux ont mené la danse par la suite sur quelques jolis mouvements qui tendent à confirmer la bonne santé mentale des lignes arrières, Gabin Lorre, le jeune arrière, acquiesce : « L’osmose se créée de plus en plus entre nous. Des garçons se comportent en leaders, comme Maxime Espeut. Et puis jouer avec cette charnière, c’est un réel plaisir. »

L’autobus géorgien

Alors que pourtant l’adversité montait en régime, Vannes se remettait à l’endroit patiemment jusqu’au jaillissement de Giorgi Akhaladze, le pilier gauche géorgien, mis sur orbite par une délicieuse chistera de Josh Valentine, qui ira déposer toute une défense pour un essai primordial par la suite. Jean-Noël Spitzer, le coach du RCV l’admettait : « Au-delà de cette nouvelle déception, à l’image de notre saison, on rate de peu la victoire. Il nous manque ces détails qui pourraient faire basculer des situations comme sur la fin de la rencontre. Les garçons ont préféré jouer la gagne plutôt que d’aller chercher le bonus défensif. Et c’était logique à la vue de notre domination sur les dernières minutes. »

Une aubaine pour les Héraultais, encore vainqueurs d’un scénario dantesque. Une satisfaction supplémentaire pour Gabin Lorre et ses coéquipiers : « On a défendu tous ensemble notre ligne, on ne voulait pas dilapider les efforts consentis et nous avons démontré notre force de caractère sur cette dernière possession. Puis au fond, nous avons également proposé du jeu, en variant les lancements. On continuera de prendre des initiatives, c’est une certitude, mais aussi en respectant le jeu sans s’égarer sur la stratégie. » Une philosophie qu’il conviendra de valider pour vaincre Montauban la semaine prochaine et envisager une fin d’exercice avec une éventuelle gourmandise.

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Rémy RUGIERO
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