TOP 14 - Avec Paia’aua, le RCT a retrouvé sa boussole

  • Après un retour remarqué face au Biarritz olympique, le centre toulonnais Duncan Paia’aua sera aligné pour la troisième fois aux côtés de Julien Hériteau. Photo Icon Sport
    Après un retour remarqué face au Biarritz olympique, le centre toulonnais Duncan Paia’aua sera aligné pour la troisième fois aux côtés de Julien Hériteau. Photo Icon Sport
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Remis d’une blessure à un mollet, Duncan Paia'aua est un relais essentiel dans le dispositif de Franck Azéma. Fantasque ballon en main, âpre au combat, l’Australien court vers des objectifs élevés.

Sourire aux lèvres, avenant au moment de se prêter à l’entretien, malgré un français balbutiant, Duncan Paia’aua contraste avec la pluie varoise de ces derniers jours. L’Australien est un homme pétillant et solaire. L’éclaircie, l’ex-élément des Reds l’a aussi amenée sur le pré avec un retour remarqué à Biarritz et Montpellier. "À cause de mon mollet, j’ai eu des mois éprouvants, avoue l’intéressé. J’adore tellement le rugby. J’essaie de faire de mon mieux pour retrouver mon niveau. J’ai mal vécu de ne pas pouvoir aider les mecs, ils m’ont tellement manqué."

La réciproque est vraie. En son absence, les Varois ont modifié six fois en sept rencontres leur attelage au centre du terrain. Ce samedi, face à La Rochelle, en match en retard de la 15e journée, Franck Azéma reconduira probablement la paire Paia’aua-Hériteau pour la troisième fois de rang. "Duncan est une courroie importante, avoue le manager varois. Il rassure l’ensemble du rideau arrière. Il amène son expérience et sa confiance."

Un "papa", à la mauvaise réputation ?

Au Pays basque, Paia’aua a fait parler sa justesse de passe pour créer des brèches en faveur d’Hériteau et de Luc. "Mon rôle est de créer les connexions avec les ailiers et l’arrière. Je dois faire le décalage vers les extérieurs en étant rapide et précis. Il faut une voix pour trouver ces relais. Aujourd’hui, je me sens comme un leader, un "papa" (en français, N.D.L.R.). Je suis jeune, mais les mecs le sont encore plus à côté de moi (rires)." Dans l’Hérault, sous des trombes d’eau, il a tenu son rôle en défense (6/6 aux placages, plus haut total des arrières) et dans le jeu au pied.

Face à ses prérogatives, le natif de Porirua (Nouvelle-Zélande) se sent "épanoui" dans un Top 14 dont il raffole : "C’est dur, mais tellement excitant. Je joue face à des monstres comme Saili et Serfontein. J’adore aussi ce championnat, car les atmosphères sont toujours tendues. À Biarritz, les gens m’ont sifflé après mon carton jaune. Au fond… j’aime ça (rires) ! C’est ma conception du rugby."

"Dunc" ne trouve qu’une seule fausse note à cette idylle française. "L’arbitrage manque un peu de logique", explique-t-il en se prenant la tête à deux mains. En vingt-sept matchs de Top 14, il a écopé de cinq jaunes et d’un rouge. "À Biarritz, je mets mes deux bras en avant, c’est un pur accident de jeu. Quand les arbitres voient mon nom, ils sortent le carton facilement, vous ne trouvez pas (rires) ? C’est ma réputation… Il faut que je m’adapte (sourire)."

L’Australie et les rendez-vous manqués

Ce rire communicatif, le garçon de 27 ans le perd au moment d’évoquer les Wallabies. Malgré plusieurs convocations par le sélectionneur Dave Rennie, pour le Four-Nations et les tests de novembre, il n’est toujours pas capé avec son pays. "Pour moi, c’est un joueur de niveau international", claque Azéma. Le coup a été rude pour le magicien d’Oz. "Je te mens si je te dis que ça n’a pas été dur dans la tête et, même au niveau du rythme pour mon corps. Ça a été à la fois une déception et un grand honneur."

Oublié de l’ère Cheika, ce qu’il l’avait poussé à rejoindre le RCT en 2019, Paia’aua croit à nouveau en son rêve d’enfant : "La Coupe du monde en France est dans mes pensées. Cela dépendra des règles dictées par la Fédération (la loi Giteau pourrait être abandonnée, N.D.L.R.) et de mon niveau avec Toulon. Mais, je suis sûr qu’on va progresser avec le RCT, on prend les paris (rires) ?" Pari tenu.

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Mathias Merlo
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