TOURNOI DES 6 NATIONS - Le bilan du Tournoi : l’Irlande, challenger officiel

  • Battue par les Bleus, l’Irlande a tout de même décroché la triple couronne
    Battue par les Bleus, l’Irlande a tout de même décroché la triple couronne Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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Alors que le Tournoi s'achève, il est déjà temps de faire un bilan. De l'Irlande à l'Angleterre en passant par le pays de Galles, les journalistes de Midi Olympique dressent le bilan.

Finalement, il aura fallu attendre le dernier jour, le dernier samedi pour connaître la seule véritable grande surprise de ce Tournoi des 6 Nations 2022. De l’Italie et sa litanie de défaites consécutives dans la plus vieille des compétitions de rugby, on parlait surtout à ce sujet : a-t-elle encore sa place dans le vieux Tournoi ou, au nom d’une logique bien autant financière que sportive, devrait-elle bientôt céder sa place à l’Afrique du Sud ?

Les hommes Kieran Crowley ont apporté, en conclusion, un cinglant camouflet à ces théories d’exclusion. Superbe gagnante sur la pelouse du pays de Galles, au terme d’un match qu’elle aurait même pu « tuer » avec les dernières minutes, la sélection transalpine réaffirme sa place dans le concert européen. « L’objectif principal de cette équipe qu’on est en train de construire, c’est de gagner le respect du monde du rugby. Il est très important de montrer que nous ne sommes pas une nation morte » se félicitait samedi Capuozzo à l’AFP. « Il ne faut pas oublier qu’on joue dans ce Tournoi contre les meilleures nations du monde, les cinq autres nations sont dans le Top 8 mondial. On n’a pas des objectifs démesurés mais on cherche à gagner ce respect et cette victoire va dans ce sens. »

Les larmes de Garbisi, l’effusion de joie de tous ces coéquipiers et le triomphe accordé à Ange Capuozzo resteront comme l’autre image marquante de cette édition 2022.

Crise de nerfs au pays de Galles et en Angleterre

Pour le reste, les logiques avancées avant le début de la compétition ont finalement été respectées, sur les dynamiques du mois de novembre. On disait les Gallois en nette perte de vitesse, cela s’est vérifié. Le sélectionneur Wayne Pivac reste à cheval entre deux générations. Les résultats en pâtissent. « C’est frustrant. On savait que ce serait dur cette année et ça l’a été. On s’est amélioré au fil de la compétition, mais aujourd’hui (samedi), on s’est trahi nous-même. » Son capitaine Dan Biggar tapait plus fort encore : « On s’est dit pendant la semaine avant le match que c’était sans doute la dernière chance pour pas mal de joueurs. […] Il y a eu trop de joueurs qui n’ont pas été au niveau. C’est très décevant sachant que l’une des choses dont on se targue, et qui ne dépend pas du talent, c’est notre éthique de travail. »

L’Angleterre aussi s’enfonce dans la crise. Trois défaites en cinq matchs l’an dernier ; elle n’a pas fait mieux cette année. La pression sur les épaules d’Eddie Jones devient immense.

En principal concurrent des Bleus, annoncés grands favoris et qui ont tenu leur rang en décrochant le dixième grand chelem de leur histoire, ont annoncé l’Irlande. Qui n’a pas déçu. Une seule défaite face à la France, bonifiée tout de même. Ensuite, quatre victoires, toutes avec le bonus offensif, dont la gifle inaugurale face au pays de Galles (29-7) et le succès de prestige à Twickenham (32-15). Déjà tombeurs des All BLacks en novembre, les Irlandais s’affirment comme l’autre super-puissance européenne. Et un sérieux client, déjà, dans l’optique de la prochaine Coupe du monde 2023.

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Léo Faure
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