Toulon face au dilemme de l’entre-deux

  • Après leur victoire face à La Rochelle, les Toulonnais de Duncan Paia’aua se tournent maintenant vers un calendrier copieux avec l’espoir d'une remontée au classement. Premier choc : la réception de Clermont. Photo Icon Sport
    Après leur victoire face à La Rochelle, les Toulonnais de Duncan Paia’aua se tournent maintenant vers un calendrier copieux avec l’espoir d'une remontée au classement. Premier choc : la réception de Clermont. Photo Icon Sport Icon Sport - Johnny Fidelin
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Grâce à sa victoire bonifiée face au Stade rochelais, les Varois ont pris de l’air dans la course au maintien. Avec la réception de Clermont, les Rouge et Noir veulent se prendre à rêver de regarder vers le haut.

Début février, le RCT, avec trois rencontres de retard, pointait en position de lanterne rouge. Toute la Rade tremblait devant une fin de saison qui s’annonçait stressante, et peu de personnes étaient optimistes à l’abord du sprint final. Avec quatre succès sur les six dernières rencontres, et trois bonus récoltés, Toulon (9e) pointe désormais dans le ventre mou du Top 14 : huit points devant l’USAP (13e) et neuf points derrière le Racing 92 (6e). Maintenant, faut-il regarder devant, malgré un calendrier copieux (déplacements à Lyon, à Bordeaux, et au Racing 92, réceptions de Clermont, Toulouse, et Pau) ? "Non, non, on joue toujours le maintien, a repris au bond Julien Dupuy après la victoire face à La Rochelle. Tout va très vite, on reçoit Clermont, une grosse équipe qui joue la qualification. Il faut continuer à progresser dans notre jeu et après, on verra ce qu’il se passe."

Au-delà de l’aspect comptable, les Rouge et Noir ont mis tous les voyants au vert ces dernières semaines. La bande à Franck Azéma a élevé son niveau en conquête, dans l’agressivité, la discipline. Après avoir consolidé "les fondations", terme rabâché par le manager varois, les Varois osent mettre la décoration avec les scintillants Wainiqolo, Kolbe et Luc. Pour preuve, sur les trois dernières sorties, les Toulonnais ont inscrit dix de leurs trente-cinq essais en Top 14. "On parle souvent de déclic, mais il n’arrive pas en claquant des doigts, explique Luc. On récolte notre travail réalisé sous Franck (Azéma, N.D.L.R.). On a réussi à inverser la tendance. On a passé un cap en faisant un match abouti face à La Rochelle. On a fait un pas de plus vers un maintien. Mais, on n’est pas encore arrivés." Alors, après être tombé proche de la sinistrose, le RCT se refuse-t-il à rêver ?

L’espoir d’une "remontada" prend vie au Campus

Si, micro ouvert, les acteurs de l’entité au muguet demeurent mesurés, ils n’ont pas abandonné l’idée d’une folle remontée qui les mènerait aux rendez-vous du printemps. "On s’est mis dans la merde, glisse un habitué Campus. On n’a plus le droit à l’erreur. On s’est mis la tête à l’endroit. Neuf points c’est très loin, mais on se doit de viser le plus haut possible." Sur les dix dernières années, en moyenne, le sixième comptait soixante-huit points. Avec quarante-deux unités au compteur, l’affaire paraît très mal embarquée.

En revanche, en battant l’ASM, une place dans les huit premiers, qualificative pour la prochaine Champions Cup, serait largement dans les cordes du navire RCT. De surcroît, Toulon possède toujours un joker sous le coude. "On doit se réserver le plaisir de bien finir cette Challenge Cup (Toulon recevra en huitièmes de finale), cède Luc. D’abord un maintien, puis on finit l’année tranquille sous le signe du plaisir." Une chose est certaine, avant Clermont, la foi est revenue sous le soleil de Mayol.

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Mathias MERLO
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