Top 14 - Jean-Baptiste Gros, le Chelemard reste sur son nuage

  • Soutenu par Eben Etzebeth, Jean-Baptiste Gros inscrit son premier essai professionnel juste avant la pause. Photo IconSport
    Soutenu par Eben Etzebeth, Jean-Baptiste Gros inscrit son premier essai professionnel juste avant la pause. Photo IconSport Icon Sport - Icon Sport
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Le pilier gauche a été un des grands artisans de la victoire du RCT face à Clermont (32-22) grâce à son premier essai en professionnel et à sa performance XXL en mêlée fermée.

Dans l’ombre de son grand ami Louis Carbonel, Jean-Baptiste Gros est l’autre symbole de la génération dorée du RC Toulon. Finisseur de choix dans la bande à Galthié, avec qui il a remporté son premier titre chez les grands, « Jibé » a prouvé, face à Clermont, qu’il avait bien l’étoffe d’un titulaire sur la Rade. « À chaque fois qu’il est entré, il a été performant avec le XV de France, a souligné Franck Azéma. Il avait envie de ressentir la sensation de démarrer un match et il a envie de montrer qu’il est capable d’avoir ce statut-là. »

Imprenable en mêlée, où il a mis à l’agonie Ojavan (pénalisé deux fois dans ce secteur), le natif d’Arles s’est même offert un cadeau pour son retour en Rouge et Noir. Soutenu par Etzebeth, il a aplati son premier essai en professionnel : « C’est plaisant, je ne vais pas vous le cacher (sourire). » Homme de peu de mots, dans la pure tradition d’un première-ligne de devoir, le timide n’aime pas être mis en avant.

Alors, c’est son partenaire en Bleus et sur la Rade, Gabin Villière, qui vole à son secours pour lui rendre la lumière qu’il mérite : « Jibé, c’est un mec propre. Il ne fait pas beaucoup de bruit, mais il fait un sacré boulot dans le travail de l’ombre sur les rucks et les mêlées. Il fait partie de ces mecs qui ne sont pas au premier plan, mais qui sont très importants pour le groupe. » Pour donner du crédit au gamin de Vire, face à Clermont, son "gros" a été également impeccable aux placages (4/4).

« Il est capable d’être un leader »

À l’image de l’ailier casqué, en l’espace d’une semaine, le statut de Gros a changé en bord de Rade après avoir brandi le 6 Nations. « Ça booste un peu, concède-t-il difficilement. Mais, il faut rester concentré et à sa place. Je veux juste aider mon équipe. » « Ce sont des compétiteurs et ils ont emmagasiné de l’expérience et du vécu sur le haut-niveau », a salué Azéma au moment de rendre hommage à ses Chelemards.

À bientôt 23 ans, il les aura le 29 mai prochain, l’intéressé veut prendre le temps de grandir à un poste qui réclame des vertus de patience et maturité. Avec un contrat jusqu’en 2025 et les conseils avisés d’Éric Dasalmartini, as pour façonner les joyaux à la pile, Gros a toutes les qualités pour s’inscrire dans la lignée des Diaz, Périé et Califano.

Et de s’affirmer comme un leader du RCT estampillé Franck Azéma ? « Il n’a pas besoin de parler, a exposé le manager varois. Il est capable d’être un leader dans l’intimité avec ses potes. J’aime bien son caractère, sa façon de se comporter dans le groupe. Il prend de la place dans le vestiaire même s’il ne parle pas beaucoup. Il faut le faire grossir un peu dans ce domaine. Car, dans son activité, il est déjà énorme. » Clermont en a fait les frais.

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Mathias MERLO
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