Top 14 - Villière : « On ne doit pas s’interdire de rêver »

  • Gabin Villière a été fidèle à lui-même face à Clermont.
    Gabin Villière a été fidèle à lui-même face à Clermont. Icon Sport
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Gabin Villière a donné de sa personne, aussi bien en phase offensive que défensive, pour mener les siens vers la victoire face à l’ASMCA. Le Chelemard a su remettre le bleu de chauffe.

Vous venez de retrouver un club qui a relevé latête. Qu’est-ce qui a changé au RCT pendant votre absence ?

Il y a beaucoup d’ondes et d’énergie positives. Le public pousse très fort en ce moment, on se sent vraiment soutenu sur la pelouse. Que nous avons les armes pour rivaliser avec toutes les équipes. Le groupe prend du plaisir et s’est remis la tête à l’endroit. On se lâche et nous avons envie de bien terminer la saison.

Toulon a longtemps été rongé par le doute cette saison. Pouvez-vous dire qu’il a complètement disparu ?

C’est exactement ça. En fait, tout le monde essaie de rattraper les coups. Tout le monde bosse pour le groupe. On couvre les intérieurs, on fait les efforts pour empêcher nos adversaires d’avancer. C’est grâce à ça, aujourd’hui, que nous avons eu des opportunités contre Clermont, notamment sur l’essai d’Aymeric (Luc, N.D.L.R.). On a des mecs qui ont envie de ramasser le ballon, de nous faire avancer. Tout le monde a envie de se sacrifier plus pour aller chercher les ballons.

Avec ce résultat, Toulon est quasiment maintenu. Qu’est-ce qu’il faut viser ?

On ne doit pas s’interdire de rêver. On doit rester sur les performances des dernières semaines. Gardons cet état d’esprit. C’est le principal. Nous verrons bien si les résultats viennent par la suite. Si on peut montrer cette image de nous à tous les matchs, ce sera vraiment très bien.

À titre personnel, comment vous êtes-vous senti ?

C’était un peu dur physiquement. J’ai fini avec des crampes. Mais, quand vous voyez l’énergie collective et comment les mecs qui s’envoient pendant quatre-vingts minutes, c’est ressourçant. Ça fait beaucoup de bien de revenir à Toulon.

Pourtant, on a retrouvé un joueur qui aimait toujours faire les bordures et mettre la tête dans les rucks…

Je suis toujours pareil (rires). Sur les ailes, on a parfois du mal à avoir des ballons. Il faut essayer de trouver du travail ailleurs. J’avais envie de soulager mes avants car ils ont fait du gros boulot en touche et en mêlée. Ça a tapé fort cette après-midi dans le travail de l’ombre. Si je peux les aider, c’est avec un grand plaisir.

Fut-ce dur de basculer sur une nouvelle aventure ?

Dès que nous avons remis les pieds à Toulon, on a basculé sur nos objectifs en club. Je suis focalisé sur ce qui est devant nous. La fin de la saison arrive à grand pas, on va essayer de finir le travail et de montrer notre vrai visage.

Vous avez été ovationné lors de l’annonce des équipes. On a l’impression que vous avez changé de statut également au RCT…

Non, je n’ai rien entendu (rires). Je ne sais pas si je suis une des idoles de Mayol, tant mieux si c’est le cas. J’essaie d’avoir le même état d’esprit du club en m’y filant pour ce groupe. J’ai envie de me sacrifier pour ce groupe, pour ce club et pour ce public.

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Mathias Merlo
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