L’UBB doit trouver l’esprit du "derby"

  • Face aux Rochelais, Santiago Cordero et l’UBB veulent marquer les esprits avant la double confrontation européenne. Photo Icon Sport
    Face aux Rochelais, Santiago Cordero et l’UBB veulent marquer les esprits avant la double confrontation européenne. Photo Icon Sport
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Christophe Urios, le manager de l’UBB, assume totalement le contexte de ce match présenté comme un derby. Il espère bien convaincre ses joueurs de ce caractère spécial.

Christophe Urios est "presque" comme tout le monde. Il n’a jamais vécu une telle trilogie dans sa riche et longue carrière. Se payer trois fois le même adversaire en trois semaines, c’est inédit, en tout cas au niveau des clubs. La situation devient même carrément historique quand l’affiche est censée évoquer un derby. Le mot est parfois galvaudé mais il est vrai que la rivalité entre les Girondins et les Charentais-Maritimes a pris de la consistance ces dernières saisons.

Mais apparemment, seulement vu d’un côté de l’estuaire, au nord. Le manager de l’UBB a le sentiment que les Rochelais ont plus faim de ce derby que ses propres joueurs, a priori moins aiguillonnés. Et c’est cette corde qu’il a envie de faire vibrer pour motiver son groupe, relancé pour les demi-finales directes par sa victoire à Paris : "Nous avons perdu nos trois derniers matchs face à La Rochelle, nous n’avons jamais été à la hauteur sur le plan de l’engagement, physiquement, tactiquement. Il y avait plein de choses intéressantes à relever. En fait, je ne sens pas de la part de mes joueurs une vraie rivalité avec La Rochelle. Eux en parlent beaucoup apparemment. Ce n’est pas le cas de notre côté. La saison dernière, ils sont venus ici nous écraser, en novembre dernier, ils nous ont encore écrasés. Eux, ils se préparent dans cette atmosphère de rivalité. De notre côté, j’ai l’impression que c’est un match comme les autres…"

Un premier rendez-vous important

On a bien senti que le manager bordelais avait tout fait pour donner ce supplément d’âme à ses hommes durant cette semaine cruciale.

"Oui, en toute franchise, c’est le premier match qui est le plus important parce qu’il aura un impact sur le deuxième puis sur le troisième." Christophe Urios aurait voulu donner un impact vraiment particulier à ce triptyque rochelais. Il avait même sa petite idée sur la question : "Oui, j’aurais voulu jouer au Matmut Stadium (l’enceinte des Girondins de Bordeaux à Bordeaux-Lac, N.D.L.R.). Personne ne veut y jouer mais moi, je voulais y aller pour changer de décor. Jouer deux fois consécutivement à domicile, ce n’est pas facile. Il faut trouver des artifices, une atmosphère. Le changement de stade aurait été idéal, ça n’a pas été possible, à mon grand regret. Il faut donc trouver autre chose, mais je ne peux pas tout dire…"

Selon Urios, le salut ne passera pas par des changements forcément fébriles de stratégies ou de combinaisons. "Pour concrétiser un changement, il faut au minimum trois semaines. Un truc qu’on décide le lundi, on n’y arrive jamais le samedi suivant. Après, essayer d’avoir un jeu pour le premier match, un jeu pour le suivant et encore un autre pour le troisième, c’est la meilleure façon de se planter. Nous présenterons le même profil, ce sont les détails qui vont changer."

Les Bordelais s’attendent à une équipe dense, forte au sol, une équipe qui encaisse aussi peu d’essais et qui demande de la patience, et du réalisme, un sens du jeu au pied aussi.

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