Tournoi des 6 Nations féminin - Face à l'Irlande, les Bleues doivent vaincre et convaincre

  • Dans des conditions météorologiques bien pires que celles qu’elle a connu à Grenoble la semaine dernière face à l’Italie, la demi d’ouverture Caroline Drouin, ici balle en main devra faire preuve de sang-froid, à Toulouse, contre les Irlandaises.
    Dans des conditions météorologiques bien pires que celles qu’elle a connu à Grenoble la semaine dernière face à l’Italie, la demi d’ouverture Caroline Drouin, ici balle en main devra faire preuve de sang-froid, à Toulouse, contre les Irlandaises.
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Bien que larges vainqueures des Italiennes à Grenoble dans un stade des Alpes en fusion, les Bleues ont péché dans plusieurs secteurs de jeu, comme en touche ou dans le jeu à la main.

Il n’est jamais facile de reprendre la compétition et de lancer son Tournoi contre l’adversaire supposément le plus faible de la compétition, le tout devant un public en fusion qui n’attend que le point de bonus offensif et les caméras de France 2. Les joueurs du XV de France en ont fait l’amère expérience le 6 février dernier. Tous futurs grands chelemards qu’ils étaient, ils se sont fait bousculer d’entrée par des Italiens en nets progrès, et ont même été menés au score pendant une demi-heure.

Les Bleues, elles, n’ont pas connu pareil sort. À la demi-heure de jeu, elles menaient déjà 17 à 3 après deux essais de Madoussou Fall et Emeline Gros. Mais dans le contenu, le tableau n’était pas aussi rose comme le laissait entendre la manager Annick Hayraud à l’issue du match : "L’Italie est une très belle équipe, on n’avait pas joué depuis novembre, cela a été laborieux, c’était un vrai match de reprise. On jouait devant beaucoup de public, ce dont les filles n’ont pas l’habitude en Championnat. Tout cela réuni fait qu’il y a eu beaucoup de maladresses, c’est à déplorer, mais ça va nous mettre en alerte." Au rang des secteurs à améliorer, on trouve la touche, où les Françaises ont perdu trois ballons sur leurs propres lancers, et au moins six de plus ont été rendus inexploitables par des approximations : "En touche, on a été bien lues, concédait la numéro huit Emeline Gros, je pense que nous aurions dû faire stratégiquement d’autres choses." Pour se rattraper, l’alignement tricolore a compensé en contrant trois lancers italiens. L’autre point noir de cette prestation sont les fautes de main : pas moins de 14 passes manquées, soit autant de ballons rendus à l’adversaire qui, heureusement pour les Bleues, était tout aussi maladroit (18 fautes de main pour les Italiennes).

Eymard : "Ne pas se tromper de match"

Mais au moins, les Tricolores ont franchi cet écueil, et avec un bonus offensif. Mieux, elles ont posé les pierres nécessaires à la construction d’une équipe suffisamment robuste pour aller au bout de ses ambitions. La première est exactement celle sur laquelle les garçons ont réalisé le grand chelem : il s’agit de la défense. Avec seulement 10 plaquages manqués sur 149 tentés, les Bleues ont érigé un mur sur lequel les Italiennes ont buté, avec Madoussou Fall (15 plaquages), Agathe Sochat (12) et Caroline Drouin (12) très en vue dans l’exercice. La seconde pierre, c’est le jeu au sol, où les coéquipières de Gaëlle Hermet ont gagné six ballons.

La prochaine étape est donc l’attaque, et la résolution de ces problèmes de fébrilité dans le jeu de passes : "Nous avons pris le temps de débriefer la rencontre avec les filles, nous avions besoin de comprendre pourquoi cela s’est passé", nous confiait jeudi Stéphane Eymard, l’entraîneur en charge des trois-quarts, "Nous avons questionné les joueuses sur la préparation, sur tout un tas de choses. Mais nous devons surtout rester lucides. Les conditions météo vont être à l’opposé de celles de l’Italie. Cela ne sert à rien de vouloir faire les mêmes choses", prévient le technicien. Les Bleues risquent de jouer sous la pluie, et face à un adversaire bien différent : "L’Irlande est une équipe dense, qui monte très fort et très vite donc qui laisse des espaces dans les couloirs. Il ne faudra surtout pas se tromper de match." En clair, les Tricolores de Gaëlle Hermet devront faire les choses dans l’ordre : assurer d’abord leur conquête pour avoir la possession du ballon, marquer physiquement les Irlandaises par leur puissance, et attendre patiemment la faille.

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