Grenoble : poison d’avril !

  • Avec des conditions météorologiques difficiles, les Aixois ont maîtrisé la conquête et la défense pour s’imposer face à Grenoble.
    Avec des conditions météorologiques difficiles, les Aixois ont maîtrisé la conquête et la défense pour s’imposer face à Grenoble.
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Sous la neige, les Grenoblois incapables de concrétiser leurs temps forts ont logiquement baissé pavillon face à une équipe aixoise combattante et plus que jamais accrochée à son rêve de top 6.

Les météorologues avaient prévenu de la tempête depuis trop longtemps pour pouvoir parler de surprise. Alors, malgré l’arrivée du printemps, c’était bien à des conditions épouvantablement hivernales que les deux équipes s’étaient préparées. Le paradoxe, géographique en diable ? Il est que les Aixois étaient probablement un peu mieux armés que leurs adversaires pour y faire face, servis qui plus est par un certain contexte.

« On sait ce que c’est que de jouer à domicile : le public est exigeant, on doit faire le jeu, souriait après coup le manager provençal Mauricio Reggiardo. Nous n’avions pas ce souci-là, et dans ces conditions de jeu, il n’y a que trois paramètres à maîtriser : discipline, conquête, défense. En termes de discipline, on a été loin d’être parfaits. Par contre, sur les deux autres aspects, rien à dire : nous avons plutôt dominé les débats au niveau du pack, avec notamment une troisième ligne que nous avions construite pour gêner le FCG dans les rucks. » 

Le cœur de la victoire aixoise, assurément, à l’image de cette pénalité si symbolique récoltée sur le coup d’envoi, qui fit avec du recul toute la différence au coup de sifflet final… « Nous avons été attentistes, peu réactifs, avec des soutiens parfois trop loin du porteur de balle, pestait le manager isérois Fabien Gengenbacher. On avait bien vu au travers de leur composition qu’Aix allait chercher à nous embrouiller au sol, mais nous n’avons pas réussi à nous y adapter. »

Grenoble, incapable de scorer

De quoi nourrir des regrets, et pas seulement parce que le phénomène Capuozzo (malade et pris de vomissements à la pause) dut quitter prématurément les siens. « Dans ce genre de rencontre, il est très important de prendre le score, pointait Reggiardo. Notre chance, c’est que Grenoble n’y est pas arrivé. » 

Difficile de mieux dire, entre deux pénalités face aux poteaux vendangées par Barthélémy en première période, juste avant une passe au pied un poil imprécise de l’ouvreur isérois sous laquelle Manu, pourtant libre de tout marquage, tergiversa devant la ligne des ballons morts… Alors, ajoutez à tout cela un bon quart d’heure jamais récompensé au retour des vestiaires, et vous comprendrez un peu mieux la frustration d’Isérois finalement balayés par la mêlée provençale dans les vingt dernières minutes.

« On avait un gros banc de finisseurs et plus le temps passait, moins on se sentait en danger, convenait le centre Louis Marrou. Les avants ont effectué un travail énorme ce soir. » Et auraient même pu priver leurs hôtes du point de bonus sur la dernière action du match, négligeant toutefois d’effectuer un dernier effort en mêlée pour mieux laisser s’écouler le temps et conserver un peu d’énergie dans la lutte pour le top 6.

« C’est vrai qu’on aurait pu tout perdre dans la dernière minute, soufflait le flanker isérois Clément Ancely. On a déjà l’impression d’avoir perdu trois points, mais en perdre quatre, ça aurait encore été plus terrible. Dans notre situation, malheureusement, on sait que prendre même un point, c’est important. À nous de bien analyser les raisons de notre défaite et de repartir du bon pied contre Montauban. » Les résultats du week-end ayant au moins eu l’heur de ne pas s’avérer trop défavorables aux Isérois, on en acceptera l’augure…

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Nicolas ZANARDI
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