Top 14 - Le Racing, roi d’Ile-de-France

  • En prélude à la trilogie d’affrontements face au stade français, dont deux en coupe d’europe, les racingmen ont remporté pour la première fois depuis 2016 leur deuxième derby de la saison en top 14.
    En prélude à la trilogie d’affrontements face au stade français, dont deux en coupe d’europe, les racingmen ont remporté pour la première fois depuis 2016 leur deuxième derby de la saison en top 14. Icon Sport - Icon Sport
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En prélude à la trilogie d’affrontements face au stade français, dont deux en coupe d’Europe, les racingmen ont remporté pour la première fois depuis 2016 leur deuxième derby de la saison en top 14. De bon augure ?

On ne va pas vous faire un dessin : même si le Racing 92 n’a jamais fait mystère de ses ambitions en Champions Cup, ce premier épisode de la trilogie d’affrontements entre Franciliens était probablement le plus important aux yeux des deux équipes. Et plus certainement des Racingmen, d’ailleurs, qui auraient très certainement mal vécu le fait de se faire à leur tour éjecter du top 6 après un revers à domicile face à leur vieil ennemi… C’est pourquoi, très rapidement, on ressentit chez les hommes de Laurent Travers la volonté de faire les choses dans l’ordre, en marquant la rencontre de leur empreinte. De belles intentions de jeu qui, certes, se retournèrent parfois contre eux – à l’image d’une dizaine de points offerts aux Parisiens – mais qui eurent au moins le mérite de leur indiquer la voie à suivre. Une stratégie tout jeu, tout flamme dont les coéquipiers de Gaël Fickou eurent le bon goût de ne jamais se départir, parvenant à faire craquer leurs adversaires à l’usure.

Dans cette optique ? Les Ciel et Blanc pouvaient compter sur un banc cinq étoiles, qui a pesé de tout son poids sur la pelouse synthétique de Nanterre.

Le Garrec, entrée décisive

À ce titre, une entrée en jeu mérite au moins d’être mentionnée : celle du jeune Nolan Le Garrec qui, à peine revenu du Tournoi des U20, sut trouver son rythme dès son entrée à la mi-temps. Face aux poteaux, d’abord, où il succéda à Maxime Machenaud avec une précision tout aussi redoutable. Mais dans son animation du jeu, surtout, où sa vista, son coup d’œil et sa vitesse d’exécution firent merveille, apportant un souffle de folie supplémentaire aux attaques du Racing. Un satisfecit auquel on ne peut qu’adjoindre le jeune arrière Max Spring, bluffant de par ses prises d’initiatives et sa vitesse qui fit des merveilles en contre-attaque, ou encore un Wenceslas Lauret de tous les bons coups au soutien de ses partenaires, auteur d’un nouveau doublé cette saison. Et comme Finn Russell se trouvait ce dimanche dans un (très) bon jour, avec une sobriété de bon aloi qui le vit orienter à sa guise le jeu des siens à la main comme au pied (quel 50 : 22 en première période !), c’est tout le collectif francilien qui s’engouffra avec gourmandise dans la brèche, au point d’infliger sans ciller une cinquantaine de points à la formation de Gonzalo Quesada. Presque un triomphe, puisque la dernière année qui avait vu le Racing remporter les deux derbies en championnat remontait à 2016, l’année de son dernier titre. De bon augure, forcément, même si personne chez les Franciliens ne souhaitait se pousser du col, en préférant se projeter avec modestie sur les deux prochaines échéances européennes. De bonne guerre. Reste qu’à Nanterre, les Ciel et Blanc ont d’ores et déjà remporté bien plus qu’un derby, puisqu’il leur a permis de se repositionner dans le peloton des qualifiables.

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