Top 14 - Le Stade français n’est plus invité à la course au top 6

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Malgré un début de rencontre plutôt maîtrisé, le Stade français, bien trop inconstant et imprécis, a laissé s’échapper à l’Arena ses derniers espoirs de qualification.

« Rien de mieux qu’un derby pour se relancer ». Voilà quels étaient les propos de Clément Castets, le pilier du Stade français deux jours seulement après la gifle reçue à Jean-Bouin par l’Union Bordeaux-Bègles (18-31). Donnés pour morts après cette troisième défaite de la saison à domicile, les Parisiens ont bien essayé d’afficher un visage digne d’un derby. En première période, ils ont même rendu coup pour coup aux Racingmen. Au premier essai signé du pilier Gomes Sa (5e), conséquence d’une faute de défense à partager entre Alex Arrate et Moses Alo-Emile laissant s’échapper Max Spring, les Stadistes ont bien réagi. Dans le rôle de l’acteur principal ? Arthur Coville. Le demi de mêlée a été à l’origine de l’essai de Lester Etien (15e). D’abord, par le choix judicieux d’un départ dans le côté fermé. Ensuite, par ce jeu au pied rasant (légèrement contré) dans le deuxième rideau. Et puis, la défense parisienne, à l’image d’un retour stratosphérique de Naivalu sur Imhoff filant seul à l’essai, n’a rien lâché sur cette première demi-heure. Tant et si bien que l’espoir s’est, l’espace de quelques instants, installé dans les rangs stadistes.

Las, avant même la pause, les joueurs de la capitale ont repris leurs mauvaises habitudes en enchaînant les erreurs grossières. À commencer par Ngani Laumape, une nouvelle fois à côté de ses pompes, coupable d’un coup de pied dans le ballon en se présentant en premier soutien sur un ruck offensif. Conséquence : un ballon perdu dans une zone de combat au sol vite exploité par Finn Russell et conclu par Teddy Thomas (36e), permettant aux joueurs de Laurent Travers de mener à la pause (15-13).

En panne de certitude

La suite ? Elle est à l’image de la saison parisienne. Des fautes et du déchet, de l’imprécision et de l’inattention, le combo complet d’une formation en panne de certitude. D’une équipe à la dérive. Au total : sept essais encaissés et la barre des 50 points franchie par le Racing 92. « Nnous nous sommes dit les choses toute la semaine », avait juré en amont de la rencontre l’arrière Kylan Hamdaoui. Las, cela ne s’est pas franchement matérialisé. Au contraire. Cette nouvelle défaite sonne le glas des espoirs parisiens. Certes, mathématiquement, le Stade français n’est pas éliminé de la course à la qualification. Voilà le tableau pour les plus optimistes. Ou plutôt pour ceux qui croient aux miracles. Hamdaoui, lucide, avait aussi fait cette mise en garde : « Si on se loupe ce week-end, on peut très vite regarder vers le bas. On n’a plus de joker, il ne faudra pas faire de faux pas. » « Si jamais on pense que nous sommes déjà en vacances, on va se compliquer la fin de saison, avait ajouté Clément Castets. Si jamais on déconne, nous ne sommes pas à l’abri de jouer un match de barrage pour ne pas descendre. Et je ne suis pas venu à Paris pour ça. » Le président-propriétaire Hans-Peter Wild non plus…

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