Valence-Romans en deux temps face à Bourgoin

  • Valence-Romans a eu raison de Bourgoin et s’assure de disputer les phases finales.
    Valence-Romans a eu raison de Bourgoin et s’assure de disputer les phases finales. Photo Herve Coste - Photo Herve Coste
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Dans un derby indécis, Valence- Romans a eu du mal à se défaire de Bourgoin, qui ramène un bonus défensif mérité de la Drôme.

Les Damiers souffrent-ils du syndrome des matchs à domicile ? Leur présence dans le top 6 assurée, ils se doivent de trouver une constance dans le jeu pour éventuellement accrocher le costume de dauphin. Il leur reste du travail pour éviter tout désagrément lors des matchs couperets. Fort de son succès incontestable et brillant à Soyaux-Angoulême, la confirmation face à Bourgoin était attendue. Mais à l’image de ce que les spectateurs avaient entrevu face à Albi (défaite 24-26), les hommes de Johann Authier sont passés à côté de leur première période. Quarante premières minutes indigestes, battus dans l’agressivité, l’envie, le combat, ils étaient sous pression constante des visiteurs.

Bourgoin avait bien préparé son coup et ne se déplaçait pas en victime : «On était venu pour jouer. C’est ce que l’on a fait en première mi-temps. On a mis de la vitesse dans notre jeu, c’était notre stratégie. On ne se présentait pas en victime, mais pour jouer le présent en non faire l’impasse…», précisait Grégoire Pintiaux le coach des avants. Le discours était d’une tout autre tonalité du côté de Johann Authier : «Satisfait de la victoire, oui, après une première mi-temps désastreuse en termes d’intensité, d’envie… Quarante minutes apathiques… On prend trois essais, on n’est même pas résistants…»

Le banc fait la différence

Valence-Romans a cette capacité à réagir. Ce fut le cas en seconde période. Le collectif drômois s’est appuyé sur ses points forts, la conquête, les ballons portés et un banc qui une nouvelle fois a fait la différence. L’envie, la détermination sont revenues dans les rangs drômois dès les premières minutes de la seconde période. Johann Authier et le staff ont fait le boulot : «Les murs ont tremblé… On n’a pas fait de grands discours sur la stratégie. On a regroupé tout le monde. On a dit que c’était inadmissible ce qui s’était passé en première période… Nous avons été plus cohérents dans notre jeu et le match a basculé. Ce soir on s’en sort grâce à notre conquête et les ballons portés. Bourgoin méritait amplement le point du bonus défensif…»

En seconde période Bourgoin a subi, souvent acculé sur sa ligne. Les Berjalliens ont essayé de retarder l’échéance, en vain.

Rapidement le staff drômois avait décidé d’insuffler du sang nouveau. Quand des joueurs du calibre de Kévin Goze, Jody Jenneker ou Pieter Van Lill rentrent, l’adversaire prend un coup sur la tête. Les deux essais de Jody Jenneker résument bien cette domination. Deux touches maîtrisées à merveille, deux ballons portés qui amènent l’ancien Castrais derrière la ligne. Bourgoin pouvait être déçu et Grégoire Pintiaux résumait l’état d’esprit des Berjalliens : «Oui, il y a de la déception, bien entendu. Le sentiment qui prédomine est celui de la fierté. On grandit. Il ne faut pas oublier d’où on vient… Cette équipe a du caractère. On prend un point, c’est très important pour notre survie.»

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Denis RAVANELLO
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