Rugby à XIII : Vendredi noir pour le Toulouse olympique

  • Pour Sylvain Houles, le match a basculé sur un plaquage haut non sifflé.
    Pour Sylvain Houles, le match a basculé sur un plaquage haut non sifflé. Stéphanie Biscaye - Stéphanie Biscaye
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Dans une ambiance électrique et face à un adversaire à la limite de la virilité permise, Toulouse est passé à côté de son sujet en première période. Les Toulousains restent à la dernière place.

Lors de sa jeune carrière de joueur, Sylvain Houles a eu le privilège d’évoluer en Super League lors de la décennie 2000. Il connaît parfaitement l’enceinte du Mend-Hose-Jungle de Castleford, un stade à l’ancienne, pas vraiment accueillant pour les équipes adverses d’autant que vendredi soir, plus de sept mille fans ont poussé derrière la formation de Lee Radford. Une fois le coup d’envoi donné par Marcus Griffiths, le Toulouse olympique n’a pas vraiment été à la fête face à une formation désireuse de confirmer sa précédente victoire en huitième de finale de la Cup face à Leeds.

Après treize minutes de jeu, les « Tigres » ont donné un premier coup de griffe dans la défense adverse. Greg Eden, l’excellent ailier de la formation orange, a défloré le score (6-0). La suite fut un véritable calvaire pour des Toulousains privés de ballons, mis sous pression et contraints à défendre. Avant la demi-heure de jeu, le tableau d’affichage était passé sans transition de 6 à 0 à 20 à 0. Autant dire qu’à ce moment de la rencontre, tout espoir de victoire avait fondu comme neige au soleil.

« Le plaquage haut sur Olly méritait au moins un carton jaune »

Au final, les Toulousains sont retournés pour la sixième fois de la saison aux vestiaires avec l’amertume de la défaite (32-6). Au terme de cette septième rencontre, ils logent (encore) à l’ultime place, celle de l’unique relégable. Une défaite où les joueurs de Sylvain Houles ont quelques circonstances atténuantes. Le coach toulousain reconnaît la légitime supériorité de Castleford. Seulement, il est très remonté sur une action au quart d’heure de jeu à l’encontre de l’arrière, sur Olly Ashall-Bott. «Pour moi, la partie bascule lorsque Olly est contraint de sortir pour satisfaire au protocole commotion. Le plaquage haut de Jordan Turner à l’encontre d’Olly méritait au moins un carton jaune voire un rouge. Il n’y a eu aucune sanction de la part du directeur de jeu. Pour nous, ce fut une double peine. Pendant plus de dix minutes, nous avons été privés d’un joueur essentiel. Nos adversaires n’ont pas été sanctionnés. De notre côté, il a fallu se réorganiser au niveau de notre ligne d’attaque.»

Avec cette ligne d’attaque remodelée à la hâte, les Toulousains ont ainsi pris un gros coup sur la tête. Les Tigres n’en demandaient pas tant pour bonifier leur mainmise sur la rencontre. Une double prouesse de l’arrière Niall Evalds et du talonneur, Adam Milner a alors sonné le glas des espérances toulousaines en cette première période. « Je suis déçu du résultat, forcément, ajoute le coach toulousain. J’ai aussi le sentiment que nous n’avons pas joué à armes égales. Nous avons l’impression d’être tombés dans un piège. C’est la dure loi de la Super League qui n’est pas vraiment tendre envers le promu. Maintenant, concentrons-nous sur le déplacement à Perpignan. »

Après ce vendredi noir, les Toulousains ont désormais dix jours pour préparer le derby franco-français de la Super League. Des Dragons qui sont aussi dans une obligation de rachat après leur faux pas à Huddersfield.

 

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Didier Navarre
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