Enfin, les phases finales

  • UBB-La Rochelle : La Rochelle a pris l’option, le week-end dernier en Top 14. Mais le scénario et l’écart, le plus minime qui soit, ne laissent rien présager de ce qui adviendra sur la scène européenne.
    UBB-La Rochelle : La Rochelle a pris l’option, le week-end dernier en Top 14. Mais le scénario et l’écart, le plus minime qui soit, ne laissent rien présager de ce qui adviendra sur la scène européenne. Icon Sport - Icon Sport
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L'édito du vendredi par Léo Faure... Ne boudons pas le plaisir des derniers mois, au nom d’un plaisir plus grand encore qui se présente à nous. Il faut avoir de la mémoire. Se souvenir que le XV de France a enflammé l’automne et embrasé l’hiver. Garder en mémoire quelques superbes moments que nous ont offerts les clubs, aussi, au long de phases régulières si denses qu’elles en deviennent déjà décisives. Oui, mais voilà : ce chemin de batailles, parfois fiévreuses, n’a de sens que par l’horizon qu’il poursuit. Les phases finales.

Nous y voilà donc. Première levée ce week-end. En commençant par un brûlant UBB-La Rochelle. L’acte II d’une dramaturgie océanique en trois épisodes. La Rochelle a pris l’option, le week-end dernier en Top 14. Mais le scénario et l’écart, le plus minime qui soit, ne laissent rien présager de ce qui adviendra sur la scène européenne. Du suspense ? Parfait !

Suivra Toulouse, les certitudes du tenant du titre, les incertitudes d’une campagne 2022 beaucoup plus imparfaite et ce défi de l’Ulster qui n’incite en rien à la facilité. Puis le derby de Paris, à son tour, entre Dyonisiens et Franciliens où rien n’est jamais écrit d’avance.

Montpellier attendra dimanche, pour jauger si son savoir-faire de leader du Top 14 peut réellement s’exporter sur l’échiquier européen. Ce qu’il n’a jamais réussi à faire, jusqu’ici, dans la reine des compétitions. Dimanche, au soir de ce premier rendez-vous capital de la saison héraultaise, on en saura un peu plus sur ce que cette équipe a dans le ventre. Et si, oui ou non, elle peut sublimer la régularité de sa saison pour se transformer en machine à broyer, quand tout se joue à quitte ou double.

Clermont, enfin, en clôture. Ce club qui interpelle, déclassé depuis plusieurs saisons du statut de favori, mais toujours là. L’ASM est encore capable d’inscrire parmi les plus beaux essais du continent mais, dans la minute qui suit, d’en encaisser parmi les plus ineptes. Allez comprendre.

Bien au-delà des considérations individuelles, club par club, Français par Français, goûtons bien notre chance. Cette année, ce ne sont pas trois, mais cinq week-ends de guillotine européenne qui nous seront servis. On en dira ce qu’on veut : l’EPCR a réussi cela.

La gouvernance européenne a parfois été chamboulée, puis chaotique, enserrée entre les griffes diplomatiques du contingent anglo-celtico-français aux intérêts parfois (très) divergents. L’EPCR n’a pas tout bien fait, peut-être. Elle a pris des coups, a encaissé sans relever le gant de la polémique. Elle a aussi eu cette riche idée des phases finales à rallonge, pour doper son produit et sa compétition face à la menace émergente d’une Coupe du monde des clubs qui, un temps, se serait bien vu lui confisquer les dates et le strapontin.

Menacée, la Coupe d’Europe est toujours là, bien ancrée. Elle ouvre ce week-end les plus belles pages de son roman 2022. Que la fête commence.

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