Pro D2 - Carcassonne reste sur sa fin

  • Maîtres du vent et du temps pendant une heure, les Audois ont manqué de souffle dans le dernier quart d’heure.
    Maîtres du vent et du temps pendant une heure, les Audois ont manqué de souffle dans le dernier quart d’heure. Icon Sport - Icon Sport
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Maîtres du vent et du temps pendant une heure, les Audois ont manqué de souffle dans le dernier quart d’heure.

La tempête qui donnait aux poteaux neversois le gîte inquiétant de roseaux penchants n’a pas dérangé les Carcassonnais, rompus toute l’année aux tourments des vents du sud. Paradoxalement, c’est un « trou d’air » qui les a balayés, en fin de match. Plus de souffle, plus d’essence : à leur aise pendant une heure, grâce à un jeu au pied plus efficace et surtout une impressionnante agressivité défensive, le maître artificier Samuel Marquès et ses coéquipiers ont été pris dans le tourbillon de la rébellion neversoise.

« Ce trou d’air nous coûte très cher », analyse Jean-Marc Aué, l’entraîneur des trois-quarts. « On était dans le coup sur l’intention et sur l’engagement, on tenait bien notre stratégie. On avait trouvé des solutions sur leurs touches » En grippant la rampe de lancement des ballons portés neversois, pourvoyeuse de pelletées d’essais, l’USC avait fait le plus dur, arrivant à la pause avec un petit point de retard. Un débours vite annihilé, au retour des vestiaires, par un drop « wilkinsonien » de l’ouvreur anglais John McPhilipps puis deux pénalités récompensant une domination qui s’annonçait inéluctable. Contre toute attente, la promesse d’une sixième victoire à l’extérieur et d’une quatrième place enfin confortée s’est envolée au vent mauvais.

Un bonus défensif et des regrets

« Il y avait une belle équipe en face », soupire, fair-play, le pilier Thierry Futeu. « C’est dommage de perdre après tout le travail qu’on a fait ». Le drop passé à gauche des poteaux à la 79e minute et la pénalité recherchée en vain dans la longue dernière séquence de possession laisseront sans doute des regrets aux Carcassonnais, tout autant que la gestion des ressources humaines sur le vif : « Le banc de Nevers a fait la différence en apportant plus de jus, de peps. Nous, on a mis un peu de temps à changer. Mais malgré tout, on est dans le match jusqu’à la fin », reconnaît Jean-Marc Aué.

À défaut de repartir au bercail avec quatre points précieux, les Audois se contentent d’un mince bonus défensif qui les fait descendre d’un cran au classement. « Dans l’état d’esprit, on était présent », se console l’entraîneur.

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Sébastien Chabard
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