Champions Cup - L’UBB, prise à la racine !

  • Les Bordelais ont été surclassés en beauté par la Rochelle. De quoi ont-ils souffert le plus ? De leur imprécision ou de leur faiblesse physique ?
    Les Bordelais ont été surclassés en beauté par la Rochelle. De quoi ont-ils souffert le plus ? De leur imprécision ou de leur faiblesse physique ? Icon Sport - Icon Sport
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Les Bordelais ont été surclassés en beauté par la Rochelle. De quoi ont-ils souffert le plus ? De leur imprécision ou de leur faiblesse physique ?

C’est comme si, en une semaine, un énorme fossé, presque un gouffre, s’était ouvert entre la Gironde et la Charente-Maritime. L’UBB a été surclassée… en beauté. Enfin, façon de parler… Il y avait forcément du fatalisme dans la réaction de Christophe Urios : « Finalement, la défaite de la semaine dernière nous a fait plus mal que celle-là… Cette fois nous n’avons pas été à la hauteur physiquement ».

Une dure réalité a sauté aux yeux de tout le monde, il n’y a pas photo entre une UBB amoindrie et un Stade Rochelais à peu près au complet. Bordeaux a été battu à la racine, en puissance, peut-être encore plus que la semaine passée même si la physionomie de la partie fut différente, plus aérée de la part des Rochelais, tellement à l’aise sous le soleil qu’ils ont vite filé vers les extérieurs.

« On ne va pas se mentir, on a pris un coup sur la carafe. J’ai l’impression qu’on a passé la partie à subir », a reconnu Nans Ducuing, l’arrière qui faisait sa rentrée dans des conditions difficiles. Si l’on veut plaquer un scénario sur ce cinglant revers, il faut reparler de cette fameuse trentième minute, à 3-10, ces pénalités non tentées par les Bordelais pour un long siège finalement vain, conclu par un grattage impitoyable de Gregory Alldritt. Le symbole de l’impuissance bordelaise était flagrant. « Impuissance », Nans Ducuing a d’ailleurs prononcé le mot. Il a évoqué des raisons tactiques, une tendance des Bordelais à trop jouer dans la zone du milieu de terrain, à manquer d’alternance générale aussi, en première mi-temps. « Mais nous étions contre le vent. Un coup de pied long devenait court. On connaissait aussi cette défense, si serrée et qui ferme fort. On s’y attendait. Nous, on n’a pas su toucher les couloirs, même si on se l’était dit dans la semaine. »

Un groupe « vieux »

L’action de la 30e minute fut importante, mais Christophe Urios ne la jugeait pas décisive pour autant : « On peut me parler de notre non-réalisme près des lignes ; mais franchement, ce n’est pas ça qui nous a fait du mal. C’est notre physique qui a joué. Aujourd’hui, on souffre. On perd encore Jefferson Poirot d’entrée, on n’a pas pu utiliser Ulupano Seuteni, touché la semaine passée alors qu’il venait de revenir… Je ne peux pas « coacher » comme je veux. On souffre, on s’accroche. Il faut qu’on récupère du monde. Regardez Nans à l’arrière, j’ai dû le faire jouer alors qu’il n’a qu’une semaine d’entraînement derrière lui. J’ai vu aujourd’hui un groupe vieux, alors qu’il fallait de l’enthousiasme. Fallait-il faire sauter la mise en place de vendredi comme je l’ai fait, pour garder du rythme ? À voir le début du match, non ! Il faut faire le dos rond. 

L’UBB a donc laissé les Rochelais jouer debout. À entendre son coach, tout doit donc se jouer à l’infirmerie et la probable élimination des Bordelais aura au moins un avantage, elle offrira deux semaines de repos aux Bordelais. De quoi recharger les batteries avant l’emballage final auquel ils prétendent quand même encore. Si vraiment, le problème est physique, mieux vaut positiver.

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