Comment les gros ont donné raison à l’EPCR

  • Finalistes la saison passée, les Rochelais de Jonathan Danty ont fait un grand pas vers les quarts de finale en s’imposant largement à Bordeaux. Photo Icon Sport
    Finalistes la saison passée, les Rochelais de Jonathan Danty ont fait un grand pas vers les quarts de finale en s’imposant largement à Bordeaux. Photo Icon Sport
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À l’issue d’une première phase tronquée de bout en bout, l’EPCR avait néanmoins érigé un classement des équipes en lice. Globalement, l’instance a jusque-là eu du "pif"…

On l’a dit, écrit et réécrit : la phase préliminaire de la Champions Cup fut, pour des raisons diverses, un grand foutoir, un beau bordel et une mascarade. Au jeu des reports, des annulations diverses, des coups de gueule des uns et des autres, les dirigeants de l’EPCR s’étaient néanmoins appuyés sur ce premier round inabouti pour dresser deux classements, au sein des poules (A et B) recensées dans la compétition. Et vous savez quoi ? Les équipes les mieux classées de la phase préliminaire, qui se déplaçaient pour ce huitième de finale aller, ont quasiment toutes donné raison aux caciques de l’instance européenne.

On s’explique : le Stade rochelais, bien classé à l’issue de la phase préliminaire, surpuissant dans le combat d’avants et boosté par un immense Jonathan Danty, a renversé le stade Chaban-Delmas de Bordeaux (13-31), prenant de ce fait une avance quasi décisive en vue de la qualification en quarts de finale ; le Racing 92, en tête de la poule A après avoir joué deux matchs sur les quatre initialement prévus, a saccagé le stade Jean-Bouin (9-22) et prouvé que son classement n’était finalement pas si flatteur que ça ; Bristol, tête de chapeau après le premier round et vainqueur à Sale grâce à un essai de l’incomparable à Semi Radradra (9-10), a lui aussi fait honneur à son rang quand l’Ulster, dans les conditions que l’on sait, est venu à bout du champion en titre toulousain (20-26) ou que le Leinster, véritable épouvantail de cette compétition continentale, s’est imposé à Galway face au Connacht (26-21). Et que dire de Leicester, leader du championnat anglais, qui a marché dimanche sur Marcel-Michelin et donc étrillé Clermont (29-10) sur ses terres ?

Chaud à Toulouse, froid à Paris…

De toute évidence, les patrons de l’EPCR ont globalement eu du flair en établissant comme ils le pouvaient les classements cités plus haut et à l’heure d’aborder la phase retour de ces huitièmes de finale, c’est donc une certaine forme de logique qui semble avoir été jusque-là respectée. Quid du format "aller-retour", maintenant ? Disons qu’il a causé chez nous différentes émotions, ce week-end. Au Stadium de Toulouse, l’Ulster et le "Stade" ont indéniablement donné à ce choc la dimension dramatique que l’on attend généralement des phases finales, se rendant coup pour coup au fil d’une rencontre en tout point magnifique. À Jean-Bouin, en revanche, le derby francilien accoucha d’un match un rien fadasse et au fil duquel soldats roses et Ciel et Blanc semblèrent en permanence calculer l’écart de points qui les séparait, comme s’ils anticipaient déjà sur le round suivant. Lors, va-t-il falloir attendre le prochain round pour être tout à fait comblé par la formule ? On le saura très vite…

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