LNR : l’opposition s’organise

  • Philippe Taieb, à droite, a organisé récemennt une rencontre à Bayonne, à laquelle a assisté, notamment, Pierre-Yves Revol.
    Philippe Taieb, à droite, a organisé récemennt une rencontre à Bayonne, à laquelle a assisté, notamment, Pierre-Yves Revol. Icon Sport
Publié le

Malgré les apparences et surtout l’embellie générale du rugby français, les luttes de pouvoir se poursuivent au sein de la LNR Il y a peu, une réunion a rassemblé, à Bayonne, quelques présidents de clubs professionnels et plusieurs membres du Comité directeur, plutôt en opposition avec la gouvernance actuelle. Explications.

Il n’est jamais trop tôt pour organiser une lutte. Même si la prochaine assemblée générale de la LNR ne se tiendra que le 6 juillet, l’opposition à l’actuelle gouvernance s’est dernièrement réunie à Bayonne. Le président de l’Aviron Philippe Taieb s’est mué en hôte auprès de plusieurs présidents présents. Il y avait donc David Marty (UBB), Pierre-Yves Revol (Castres), Bernard Pontneau (Pau). Étaient également de la partie Paul Goze et Thomas Castaignède, membre du comité directeur de l’institution, Patrick Serrière (directeur général du Racing 92).

Pour le Pro D2, François Coville (vice-président de Vannes) avait aussi fait le déplacement. Selon nos informations, l’objectif principal se trouvait dans la préparation des élections partielles au comité directeur qui se tiendront donc le 6 juillet. En effet, selon le ou les clubs qui monteront en Top 14 ou qui descendront en Pro D2, des postes sont susceptibles de se libérer au titre des collèges de présidents de chaque division. Le procédé est classique, il se répète à chaque fin de saison.

Une question de Rééquilibage

Depuis la prise de pouvoir de René Bouscatel en mars 2021, notamment contre Vincent Merling (La Rochelle) porté par le président du Racing 92, Jacky Lorenzetti, l’opposition, malgré l’embellie indéniable du rugby français dans son ensemble, continue de regretter la trop grande proximité du pouvoir actuel avec la FFR. Souvenez-vous.

Lors de la dernière AG de la LNR en juillet 2021, les élections partielles avaient donné lieu à un rééquilibrage des forces au sein du comité directeur. À l’époque, quatre postes étaient à pourvoir. Et pour le coup, les résultats s’étaient révélés plutôt en faveur de l’opposition. Un exemple ? Au titre du collège des représentants de Top 14, Simon Gillham (Brive), plutôt proche de Paul Goze, avait été élu au détriment de Jessica Casanova (Montpellier), pilotée par Mohed Altrad. Un autre poste à pourvoir l’était au titre des personnalités qualifiées extérieures. Thomas Castaignède avait récolté le plus grand nombre de suffrages.

L’ancien international, proche de Pierre-Yves Revol, s’inscrivait dans la même mouvance. Au total, trois des quatre postes avaient été raflés par l’opposition. Qu’en sera-t-il lors des prochaines élections partielles ? Le sujet est sur la table des deux camps.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Arnaud Beurdeley
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
semperfi65 Il y a 7 mois Le 12/04/2022 à 13:55

Pour une fois que les relations FFR-LNR semblaient apaisées, voilà que quelques chevaux de retour s'agitent pour récupérer quelque parcelle de pouvoir... pathétique.