Top 14 - Les « chelemards » attirent les foules dans les stades

  • L'ascension des chelemards permet de remplir les stades du Top 14
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Le grand chelem du XV de France a forcément donné un coup de fouet à tout le rugby français. Il a notamment "fabriqué" des figures de proue à fort pouvoir d’attraction.

Pourquoi va-t-on voir un match de rugby ? Pour le jeu, pour l’événement, pour défendre ses couleurs mais aussi pour approcher les « Dieux du Stade ». C’est une évidence, mais il vaut mieux la répéter : le grand chelem du XV de France est vraiment arrivé à point. Après douze ans de disette, il a pris un relief historique, évidemment. Il a aussi redonné un sérieux coup de fouet médiatique au rugby français.

Au cours de la triste décennie 2010, on se souvient d’une réflexion lancinante qui parvenait à nos oreilles. « Notre sport n’a pas de stars, même pas de têtes de gondole. » Mathieu Bastareaud joua un peu ce rôle, mais il ne fut pas servi par les résultats médiocres de la sélection.

Avec le triomphe de la nouvelle génération, le rugby français s’est trouvé de nouveaux porte-drapeaux : et notamment les deux demis toulousains, Antoine Dupont et Romain Ntamack. Leur réussite insolente depuis l’automne et la classe qui émane de leurs actions en ont fait des vedettes qui dépassent désormais le cadre du rugby stricto sensu. La Une du magazine GQ du mois de janvier avec Antoine Dupont ceint d’un peignoir jaune en est la preuve manifeste. Le demi de mêlée et capitaine des Bleus a ensuite été invité dans des émissions grand public telle que « C à vous » sur France 5. La sortie du film sur le Stade toulousain a amplifié ce phénomène, on a vu les duettistes Dupont-Ntamack au micro de Laurent Delahousse, dans la matinale de France Inter et au 18 heures de RTL. À la maison de la Radio, ils ont même croisé… Emmanuel Macron, autre invité de la rédaction.

Un phénomène plus fort de personnification

Le rugby français de 2022 est traversé par ce phénomène de personnification. Cela se ressent à travers les réflexions et les attitudes saisies au vol, à l’approche des stades. Les plus jeunes, notamment, sont contents d’approcher les joueurs les plus emblématiques : le fait de croiser, même à plusieurs mètres de distance la trajectoire d’un Dupont, d’un Ntamack, d’un Jaminet (le buteur), d’un Alldritt (le fer de lance) fabrique des souvenirs pour toute une vie.

Le phénomène n’est pas complètement nouveau, évidemment. Mais il est servi par son époque, la démultiplication des réseaux sociaux par exemple. Une caisse de résonance comme on n’en a jamais connu.

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