Championnat de France de rugby fauteuil : Toulouse, champion invaincu

  • Jonathan Hivernat, fer de lance d’un Stade toulousain impérial. Le club champion bénéficie désormais de l’expertise d’un entraîneur reconnu internationalement. Il s’appelle Benoit Labrecque et fut sélectionneur de la Suède et du Canada. Photo DDM
    Jonathan Hivernat, fer de lance d’un Stade toulousain impérial. Le club champion bénéficie désormais de l’expertise d’un entraîneur reconnu internationalement. Il s’appelle Benoit Labrecque et fut sélectionneur de la Suède et du Canada. Photo DDM Dépêche du Midi
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Le championnat de France de rugby fauteuil vivait samedi et dimanche son troisième et dernier rendez-vous à Montpellier. Là aussi, le Stade Toulousain est en tête de liste. Plongée dans cet univers où le handicap n’empêche pas le désir d’excellence.

Le championnat de France de rugby fauteuil rendait son verdict le week-end dernier, à l’occasion du troisième rendez-vous de la saison organisé à Montpellier, au gymnase Pierre de Coubertin. La préfecture de l’Hérault succède à Toulouse (décembre) et Nuis-Saint-Georges (février). Le championnat de France, la N1 ne se déroule pas via une phase finale, ni via une saison régulière. Le titre de champion se joue entre cinq équipes, après trois tournois où chaque équipe joue en principe trois matchs. Trois "plateaux" comme on dit désormais. « Ceci s’explique pour des raisons financières, ça coûterait trop cher si les équipes s’affrontaient sur une seule rencontre. Nous fonctionnons comme ça depuis la création du championnat » détaille Michel Terrefond, le directeur technique national de la discipline.

Toulouse, Montpellier, Nuits-Saint-Georges, Paris et… l’équipe d’Espagne. Car c’est le charme de cette compétition nationale de s’ouvrir à l’international pour aider les pays limitrophes. « Nous avons déjà accueilli des formations suisses ou luxembourgeoises ». Le Stade Toulousain faisait bien sûr figure de grand favori de ce championnat. Il était invaincu après les deux premiers plateaux. Les "Rouge et Noir" ont raillé l’Hérault dans la position de favoris et ils n’ont pas tremblé, deux succès face à Montpellier et la sélection espagnole pour un nouveau bouclier. Les Bourguignons terminent deuxièmes, les Parisiens troisièmes.

« On s’entraîne toute l’année pour ces trois rendez-vous »

Écoutons, Jonathan Hivernat, international et capitaine de l’équipe : « En rugby fauteuil, chaque rencontre comporte quatre quart-temps de huit minutes effectives, ce qui aboutit à une durée totale qui varie entre une heure et quart et une heure et demie. On s’entraîne toute l’année pour ces trois rendez-vous et à Toulouse, nous avons la chance d’avoir un groupe d’un niveau exceptionnel, incroyable. Mais nous avons entre trois et quatre entraînements hebdomadaires, plus une préparation individuelle avec par exemple de la musculation. »

Toulouse est désormais entraîné par une pointure, Benoit Labrecque, ex-sélectionneur du Canada et de la Suède. « Il nous a amené une grosse expertise, surtout sur les systèmes de jeu, la façon dont joue l’adversaire pour mieux le faire déjouer, l’analyse de nos erreurs », ajoute le capitaine.

Le fait d’être handicapé des quatre membres, n’empêche pas de se préparer comme des athlètes de haut niveau. Comme à quinze, Toulouse est un peu la capitale du rugby fauteuil français, la première ville à l’avoir pratiquée. Jonathan Hivernat et ses amis bénéficient de la fameuse marque "Stade Toulousain", c’est une force. « Depuis quelques années, un vrai partenariat s’est développé avec les joueurs d’élite. Antoine Dupont et Romain Ntamack se sont montrés très accessibles vis-à-vis de nous. Nous défendons les mêmes valeurs du rugby. Nous sommes indépendants, mais nous avons le nom ainsi que le blason. C’est vrai, le label Stade Toulousain, nous apporte un plus en termes de communication, pour diffuser nos résultats et nos perspectives ». C’est l’un des débats qui agite ce sport rattaché à la fédération handisport. Bénéficier de l’aura de la famille du rugby et de la FFR apporterait sans doute un sacré plus.

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