Champions Cup - Contre le Stade français, le Racing 92 a montré deux visages

  • Fickou et les siens ont pris le meilleur sur le Stade français pour la quatrième fois de la saison.
    Fickou et les siens ont pris le meilleur sur le Stade français pour la quatrième fois de la saison. Icon Sport
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Malmenés durant une bonne partie du match, les Franciliens ont ensuite accéléré pour arracher leur ticket en quarts de finale de coupe d’Europe, une compétition à laquelle ils tiennent tant.

C’est Juan Imhoff qui nous disait récemment, au sujet de son équipe : « Tous les week-ends, on est au bord du précipice. On ne sait pas ce qu’il va se passer : ou le très bon, ou l’inverse ». Pour y avoir passé les dix dernières années de sa vie d’homme, l’ailier argentin connaît bien la maison du 92 et, après avoir été plutôt convaincant les deux dernières semaines, le club des Hauts-de-Seine a comme le pressentait Imhoff montré un visage plutôt fadasse face à un Stade français pourtant déplumé par une hécatombe de blessures et réduit à quatorze après une demi-heure de jeu.

Posons-nous la question : combien de ballons les coéquipiers de Henry Chavancy ont-ils laissé tomber dimanche après-midi, devant leur public ? Dix ? Quinze ? Davantage ? Et combien de duels les Franciliens ont-ils perdus sous le toit d’acier de Paris-La Défense-Arena ? Tout autant ? Tant bien que mal, le Racing est pourtant venu à bout de son voisin et grand Satan. Mais la prestation francilienne, passable voire totalement médiocre par moments, laisse évidemment un goût amer dans la bouche des uns et des autres…

C’est qu’il aura fallu au Racing du temps, beaucoup trop de temps, pour enfin trouver les espaces dans une défense rapidement amputée d’un homme et à ce titre, les Ciel et Blanc pourront une nouvelle fois remercier Teddy Thomas, auteur d’un doublé face au Stade français et, bien que fautif sur un duel manqué contre son vis-à-vis Adrien Lapègue, globalement excellent sur ce match.

Sale, cette musculeuse menace…

Au vrai, le futur ailier du Stade rochelais, absent une grande partie de la saison en raison de blessures à répétition, plante essai sur essai et revient en forme au bon moment, soit à l’instant même où son équipe, qui rêve de réussir son money-time après en avoir raté tant d’autres, en a le plus besoin. « On aurait aimé montrer une autre copie que celle des quarante premières minutes, disait Laurent Travers en conférence de presse. On a pensé que ce serait simple et c’était une illusion. On a franchi leur rideau à huit reprises mais avons clairement manqué d’efficacité. Mais bon ». Quoi ? « Il y a trois semaines, j’aurais signé pour un tel dénouement dans la trilogie ».

La suite ? Elle est double et s’annonce fort peu angoissante en championnat, dans la mesure où le Racing recevra la lanterne rouge du Top 14 (Biarritz) samedi avant de se rendre à Pau ; en revanche, le futur proche, sur le territoire continental, est autrement plus angoissant : dans trois semaines, les Franciliens accueilleront en effet les Sale Sharks en quarts de finale de coupe d’Europe et à ce sujet, on est en droit de s’interroger.

Les Anglais, sixièmes du Premiership et récents bourreaux de Bristol dans le tournoi continental, ne font pas la saison de leur vie mais demeurent une équipe particulièrement indigeste. Très forts devant, portés par la puissance de leur colonie sud-africaine et les gros bras de Lood de Jager ou Jean-Luc du Preez, ils constitueront une tout autre équation que celle présentée ces dernières semaines par le Stade français au fil d’une trilogie dont on a parfois craint qu’elle ne finisse jamais. Quel visage présentera alors le Racing ? Le séduisant ou l’autre, celui qui nous ferait presque peur, si l’on était un poil plus fragile ?

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