Champions Cup - Sur la pelouse du Racing 92, Paris y a cru...

  • Les Parisiens d'Adrien Lapègue ont fait trembler le Racing 92 en début de rencontre.
    Les Parisiens d'Adrien Lapègue ont fait trembler le Racing 92 en début de rencontre. Icon Sport
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En jouant quarante-cinq minutes en infériorité numérique en raison de l’expulsion de Naivalu, le Stade français n’a pas pu croire bien longtemps en ses chances de qualification. Mais les Parisiens ont affiché un bien meilleur visage que lors du premier round.

Ils y ont cru, les Parisiens. Malgré treize points à combler en raison d’un match aller indigent et un contexte pesant en interne, le Stade français a prouvé qu’il n’avait pas abdiqué à l’aube de cette deuxième manche européenne. Ils ont même fait trembler le Racing 92 en début de rencontre, allant jusqu’à compter douze points d’avance après 22 minutes de jeu (3-15). Sans que personne n’y trouve rien à redire.

Et pour cause. Solides en conquête, durs à l’impact, les joueurs de Gonzalo Quesada ont affiché une visage diamétralement différent de celui aperçu une semaine plus tôt au stade Jean-Bouin. « Nous étions un peu revanchards, a souligné le capitaine Tala Gray. Personne ne croyait en nous et nous avions à cœur de faire autre chose. »

Dans la bataille si précieuse du jeu au sol, les Stadistes ont souvent été les plus prompts. Nemo Roelofse par deux fois ou encore Juan Van der Mescht ont notamment sur des zones de « contest » contraint les Racingmen à se mettre à la faute. Surtout, les Parisiens se sont révélés plus ambitieux dans leur jeu.

Quand ils s’étaient réfugiés derrière une litanie de jeux au pied hauts de Joris Segonds au match aller, ils ont su mettre du rythme et faire circuler le ballon. Et se montrer opportunistes. À l’image de mauvais jeu au pied de Russell parfaitement exploité par l’arrière Telusa Veainu inscrivant le premier essai de la rencontre (7e). À l’image de cette chandelle bien volleyée par Harry Glover pour Veainu – encore lui – jouant son deux contre un comme à l’entraînement pour le deuxième essai signé Adrien Lapègue (22e). « On avait moins de pression qu’au match aller, a justifié l’ailier parisien. On savait aussi qu’en Coupe d’Europe il y a plus de ballons à exploiter sur les turn-overs. On a donc essayé de jouer un peu plus qu’au match aller. » Avec une franche réussite.

Un lent déclin physique

Las, le Stade français a pris la fâcheuse habitude de se saborder. Le carton rouge de l’international australien – pour un deuxième carton jaune – a annihilé tous les espoirs (35e) de « remontada ». « Ce n’était pas la première fois qu’on jouait à 14, a précisé Gray. Évidemment, ça coûte cher, mais à la mi-temps on y croyait quand même. » « C’est vrai, a complété Lapègue. Mais à partir de là, ça a quand même été plus compliqué. »

Le pire, c’est que les Soldats roses n’ont rien lâché, affichant un caractère rarement aperçu cette saison. « Des joueurs comme Tala Gray, Nico Sanchez, Yoann Maestri ont été formidables dans leur rôle de leader, a d’ailleurs souligné Gonzalo Quesada. Ce sont des joueurs sur qui on a voulu s’appuyer durant la semaine de préparation et ils ont joué leur rôle. On a été secoué, souvent à juste titre, par les médias mais aussi par des gens proches du club. Il fallait réagir. »

Tant et si bien que le Stade français a réussi à inscrire deux essais en infériorité numérique. Et à provoquer le courroux de Laurent Travers, contraint de hausser le ton à la mi-temps dans l’intimité du vestiaire parisien. La suite ? Elle s’est avérée d’une logique implacable. Un lent déclin physique laissant libre champs aux Racingmen pour remporter le dernier derby de la saison. Et infliger au Stade français un cinglant 4-0 sur l’ensemble de la saison.

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