Projection - Le pays de Galles, le vrai test

  • Les françaises à l'échauffement avant la réception des Néo-Zélandaises.
    Les françaises à l'échauffement avant la réception des Néo-Zélandaises. Icon Sport - Alexandre Dimou
Publié le , mis à jour

Troisièmes, les féminines du XV du Poireau ont fait de nets progrès depuis l’année dernière. Une évolution qui s’explique en partie par le passage au professionnalisme de douze joueuses.

En début de Tournoi, on aurait bien eu du mal à dessiner une hiérarchie des quatre nations qui suivent les Anglaises et les Françaises au classement World Rugby. Au gré des générations ou des changements de staffs, les niveaux de performance de l’Ecosse, l’Italie, le pays de Galles et l’Irlande varient. L’année dernière par exemple, les Galloises étaient de loin les plus faibles du groupe B où elles figuraient avec l’Irlande et la France.

Dès la première journée, les coéquipières de Laure Sansus les avaient corrigées sur le score sans appel de 53 à 0. À l’issue des deux matchs de poule, les Galloises présentaient un bilan catastrophique de deux défaites, 98 points encaissés pour… aucun marqué. Elles étaient les seules dans ce cas. Elles avaient ensuite perdu le match de la cinquième place contre les Ecossaises, marquant cette fois-ci 20 points (défaite 27-20). Les Diables Rouges finissaient donc bonnes dernières du Tournoi 2021. Un résultat dont les dirigeants gallois ont certainement eu honte, puisqu’ils ont décidé d’agir.

« Ces joueuses professionnelles vont avoir un impact »
Comment ? En signant, pour la première fois de l’histoire du rugby gallois féminin, des contrats professionnels avec les joueuses. Douze, pour être précis, qui ont pris effet en janvier dernier. Ces contrats concernent deux piliers, une talonneuse, une deuxième ligne, deux troisième ligne dont la capitaine et numéro huit Siwan Lilicrap, deux demis de mêlée, une demi d’ouverture, une centre, une ailière, et une polyvalente 14/15.

Conséquence directe, les douze féminines ainsi que le staff mené par le sélectionneur Ioan Cunningham ont rejoint l’équivalent du CNR de Marcoussis au pays de Galles, le Vale Resort, là où sont basées toutes les autres sélections, du XV masculin d’Alun Wyn Jones au VII, en passant par les moins de 20 ans. Un moment historique pour le rugby que salué par le directeur de la performance du rugby gallois Nigel Walker : « Ces contrats professionnels vont permettre aux joueuses d’être au contact régulier du staff et de s’entraîner à plein. Cela va faire une différence significative dans la préparation des joueuses, tant sur les plans physique que technique. Ces 12 joueuses, qui constituent l’épine dorsale de notre équipe vont avoir un vrai impact. »

Et la Fédération galloise est allée encore plus loin, en ajoutant depuis une quinzaine de contrats semi-professionnels. Les bénéfices de ce professionnalisme se sont vus : les Galloises se sont imposées en Irlande (19-27) et contre l’Ecosse (24-19). Le chemin vers le haut niveau reste encore long, car elles ont été balayées par les Anglaises lors de la troisième journée (58-5). Il n’en reste pas moins que les progrès sont là, et que les Galloises risquent d’opposer une plus grande résistance aux Bleues que l’on fait les Italiennes, les Irlandaises ou les Ecossaises. Les Bleues sont prévenues. 

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