Montpellier-Bordeaux : un sommet, un vrai !

  • Au match aller, la victoire des Bordelais 27-23 avait laissé un goût amer aux Montpelliérains. La revanche c’est pour dimanche.
    Au match aller, la victoire des Bordelais 27-23 avait laissé un goût amer aux Montpelliérains. La revanche c’est pour dimanche. Midi Olympique
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C‘est bien plus qu’un match entre un leader et son dauphin qui se disputera dimanche, mais pratiquement un quart de finale avant la lettre, dans la mesure où le vainqueur validera pratiquement sa place en demi-finales directes. Et si le mhr paraît en ballottage favorable sur la forme du moment, attention au sursaut d’orgueil des Girondins...

À quoi reconnaît-on un véritable choc de notre bon vieux Top 14 ? Tout simplement à leur gestion de leur effectif effectuée par les managers la semaine précédente. Par exemple, il fallait être bien peu connaisseur des choses du rugby pour ne pas comprendre, à la vue de l’équipe dépêchée en Ulster par Ugo Mola pour défendre son titre européen, que le Stade toulousain faisait relativement peu de cas de l’affiche de gala qui allait l’affronter au RC Toulonnais, stade Vélodrome ou pas. Un choix aux antipodes de ceux effectués par Christophe Urios ou Philippe Saint-André pour leurs huitièmes de finale retour, il va sans dire… Concernant l’UBB ? On ne peut que le comprendre, dans la mesure où le résultat du match aller face à La Rochelle avait sonné le glas de tous les espoirs de qualification. Mais au sujet du MHR, pardon : le coup de bluff réalisé par Philippe Saint-André fut tout simplement magistral, puisque le boss héraultais a réussi la gageure d’assurer une qualification pour les quarts tout en faisant tourner la quasi intégralité de son effectif, manière de préserver des forces pour ce choc au sommet face aux Girondins. Un coup de maître certes favorisé par un coup de pot de premier plan avec cette transformation manquée de Marcus Smith, mais tout de même : force est de constater qu’à la chance ne sourit jamais qu’à ceux qui la provoquent et qu’en l’espèce, les Héraultais ont une fois de plus démontré qu’ils avaient bien des atouts à faire valoir cette saison.

Autant le dire en effet tout de go : c’est pratiquement un quart de finale qui se disputera dimanche en prime-time sur la pelouse du GGL Stadium, étant entendu que le vainqueur de ce choix des leaders compostera pratiquement à coup sûr un billet direct pour les demi-finales, tandis que le perdant se retrouvera plus que jamais sous la menace des poursuivants directs La Rochelle, Castres ou Toulouse...

Dynamiques opposées

Un enjeu de taille, donc, pour lequel les Héraultais endosseront légitimement les habits du favori. Parce qu’ils évolueront à domicile, d’abord, mais aussi parce que la dynamique du moment leur semble plus que jamais favorable, face à des Girondins qui ont perdu la bagatelle de huit de leurs neuf derniers matchs. «Le MHR marche sur l’eau en ce moment, nous confiait un entraîneur de Top 14. Ils ont la deuxième meilleure attaque du Top 14, la deuxième meilleure défense, ils ont clairement franchi un cap en matière de discipline et ils ont clairement la baraka. Je ne les vois pas un instant perdre ce match à domicile qui est d’autant plus important pour eux qu’il leur permettrait de gérer un peu mieux leur effectif afin de pouvoir jouer sur les deux tableaux en fin de saison. Clairement, c’est le match à ne pas perdre pour eux, alors que l’UBB pourrait inconsciemment avoir déjà l’esprit un peu tourné sur la réception de Toulon la semaine prochaine, où elle pourrait risquer de tout perdre.»

Face à ce contexte manifestement si défavorable? Christophe Urios n’aura pas à chercher bien loin les ressorts de motivation pour son groupe. D’abord parce que, malgré la victoire (27-23), le match aller avait été une franche déception pour l’UBB, qui avait laissé échapper un point de bonus offensif qui lui semblait promis à la mi-temps, jusqu’à se faire des sueurs froides dans le money-time. Mais surtout parce que la dernière sortie sur leurs terres des anciens François Trinh-Duc et Louis Picamoles, prophètes puis parias dans leur pays, ne saurait être un événement anodin. Qui plus est lorsqu’il s’agira pour eux de croiser le fer avec leur ancien compère Fulgence Ouedraogo (lire en dernière page)… Il est en effet un secret de Polichinelle dans le milieu que la relation entre Philippe Saint-André et Louis Picamoles fut loin d’être un long fleuve tranquille durant les années passées en commun par les deux hommes en équipe de France comme au MHR et à ce titre, leurs retrovailles de dimanche soir n’en apparaîtront que plus épicées... Un sommet, un vrai, on vous l’assure !

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