À 500 jours du début de la Coupe du monde, les Bleus sont-ils enfin prêts ?

  • Les Bleus célèbrent l’essai d’Antoine Dupont lors de la victoire contre l’Angleterre, synonyme de grand chelem.
    Les Bleus célèbrent l’essai d’Antoine Dupont lors de la victoire contre l’Angleterre, synonyme de grand chelem. Icon Sport - Sandra Ruhaut
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Récents vainqueurs du grand chelem, les Bleus devront – quoi qu’il arrive d’ici là – assumer leur nouveau statut l’année prochaine. Ce sera tout leur défi pour aborder leur objectif suprême avec le plein de confiance et de certitudes.

Forcément, avant même le rendez-vous du Mondial, le XV de France va vivre une année 2023 chargée. Mais surtout capitale. C’est elle qui va lancer les Bleus vers leur objectif suprême : s’offrir le trophée Webb-Ellis pour la première fois de leur histoire. Rappelez-vous par exemple qu’en 2019, l’Afrique du Sud avait remporté le Rugby Championship moins de trois mois avant de régner sur la planète rugby. Et, en regardant du côté de l’Europe, il est aisé de constater que les deux meilleures nations sur le Tournoi des 6 Nations 2019 furent également les meilleurs représentants nordistes au Japon : le pays de Galles, sorti de peu (16-19) en demi-finale face au futur vainqueur de la compétition, et l’Angleterre, finaliste malheureux. Preuve que, si les hommes de Fabien Galthié veulent arriver avec le plein de confiance et de certitudes sur "leur" Coupe du monde, il leur faudra confirmer les magnifiques résultats des derniers mois. Certes, il y aura auparavant les tournées de cette année 2022 (cet été au Japon puis des matchs contre l’Australie, l’Afrique du Sud et le Japon à l’automne) mais le défi des partenaires d’Antoine Dupont est déjà connu : assumer leur nouveau statut. Si tout le monde était évidemment conscient de l’immense potentiel de cette génération française, elle a su le matérialiser dans les faits par un titre majeur. En réalisant le grand chelem en mars, le premier pour le rugby hexagonal depuis 2009, elle a frappé un grand coup aux yeux de ses rivaux. Les Tricolores, désormais deuxièmes au classement World Rugby, ne sont plus de simples prétendants pour devenir champions du monde. Ils sont maintenant classés parmi les grands favoris.

Un Tournoi corsé, un stage commando…

Mais, même si le prochain grand rendez-vous pour cette équipe n’aura pas lieu en 2023, il s’agit tout de même de le citer ici, tant il pourrait influer sur la suite des événements. Souvenez-vous que, si les Bleus viennent de signer un magnifique Tournoi, c’est aussi parce que leur fantastique victoire contre les All Blacks, pour clôturer la dernière tournée de novembre, les a placés sur les bons rails. En novembre 2022, ils vont donc affronter les champions du monde springboks, seule nation sudiste majeure qu’ils n’ont pas encore défiée et qu’ils n’ont pas battue (victoires face à l’Australie, l’Argentine et la Nouvelle-Zélande). En cas de nouveau succès de prestige, ils aborderont le Tournoi 2023 avec une assurance encore accrue. Et ce ne sera pas de trop puisque, comme lors de toutes les années impaires, ils devront se déplacer trois fois sur cinq (en Italie, en Irlande et en Angleterre), rendant le parcours particulièrement corsé. S’ils veulent conserver leur titre, Fabien Galthié et ses troupes seront dans l’obligation d’atteindre une nouvelle fois un niveau de performance très élevé. Ensuite, comme pour toute année de Coupe du monde, il n’y aura évidemment pas de tournée estivale. Mais le XV de France aura un programme bien chargé dans les mois précédant la compétition, avec notamment un stage commando prévu au sein du régiment de la Légion basé à Cayenne, en Guyane. Aussi, au moins trois matchs de préparation attendent les Bleus. Ils devraient affronter l’Écosse à deux reprises – une fois le samedi 12 août au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne comme cela a été officialisé et une autre fois à Edimbourg – puis les Fidji à Nantes normalement. Par ailleurs, une quatrième rencontre amicale était à l’étude, contre l’Australie. Mais elle restait récemment soumise à l’accord définitif de la Fédération wallaby. Et après, messieurs ? Ce sera à vous de faire de 2023 la plus belle année du rugby français…

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