Pro D2 - À Béziers, les Bressans ont plié sans jamais rompre

  • Les Bressans du jeune ouvreur Thibault Olender ont su être patients et rigoureux pour venir à bout des Biterrois.
    Les Bressans du jeune ouvreur Thibault Olender ont su être patients et rigoureux pour venir à bout des Biterrois. Photo Alexandre Dimou - Alexpress
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Malgré leur supériorité numérique, Bourg-en-Bresse aura peiné mais ce succès prestigieux à Béziers relance plus que jamais la course au maintien.

Des soirées comme celles vécues par les Violets vendredi soir à Béziers comptent dans une carrière. Parmi une aventure en Pro D2 qui s’inscrit encore au conditionnel, les visiteurs de l’antre de Raoul-Barrière n’auront jamais volé leur succès.

Déchaînés sur leur ligne, alors que les Biterrois s’entêtaient dans un jeu de collision dans le premier acte, les Bressans auront su être patients et rigoureux pour fructifier leur avantage numérique après l’expulsion de Marco Pinto-Ferrer, mais auront surtout démontré des arguments de solidarité sans failles, qui vous permettent de retourner des situations bien mal embarquées.

Le jeune ouvreur Thibault Olender, très habile balle en main, l’explique : « Nous avons joué un quart de finale face à Béziers. Il reste deux rencontres à disputer pour croire en notre destin face à Colomiers et Grenoble, qui pourraient être notre demi-finale et finale. On reste très lucide sur notre situation et le contexte. Des supporters avaient effectué le déplacement et tout ce mélange fait qu’on peut réaliser de belles prestations. »

Surtout que le sentiment de liberté était plus fort que tout, il rajoute : « Depuis le début de la saison, on perdait ce type de rencontres. Sur des détails la plupart du temps. J’ai apprécié le fait d’avoir conservé la tête froide comme sur la dernière séquence où nous avons su être tous au diapason en fin de match. »

Béziers traîne son spleen

De quoi augmenter ses chances d’aller chercher un maintien alors que la défaite face à Nevers la semaine auparavant aurait pu tout flanquer en l’air. Mais ce groupe n’abdique décidément jamais, l’ancien joueur de l’Usap raconte : « Depuis l’arrivée de Fabrice Estebanez, nous avons changé de vision. On se dit qu’on mérite d’exister dans ce championnat. Et quand la pièce tombe du bon côté, on démontre qu’on peut rivaliser et croire en nos chances pour la suite. »

Des sourires et une fraîcheur qui tranchent avec des Biterrois dépassés dans leur jeu et leurs inextricables scories. Des jours où rien ne fonctionne mais pas forcément pour de bonnes raisons. Pierre Caillet, le coach Héraultais, s’en interroge : « Nous sommes tombés dans la facilité. On devrait commencer par se regarder soi-même. On mérite la défaite avec ce nombre de ballons perdus et ces prises de décisions inexplicables. Notre discipline n’est plus admissible. »

Des mots lourds de sens qui traduisent une colère froide face à un groupe qui s’est éteint dans son rugby, Pierre Caillet conclut : « Je n’ai pas vu d’unité, pas de tueurs près des lignes. Pourtant, le travail qu’on a effectué jusqu’à présent était intéressant. On ne peut pas finir la saison avec ce type de prestation. On fera le tri, on regardera qui peut répondre à certains critères, car face aux Bressans, on a surtout prouvé qu’on n’avait pas véritablement grandi. »

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Rémy RUGIERO
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