Pro D2 - À Colomiers, un maestro nommé Michele Campagnaro

  • Auteur d’un essai à la 48e minute, le centre Michele Campaganro a été dans tous les bons de Colomiers face aux Montois.
    Auteur d’un essai à la 48e minute, le centre Michele Campaganro a été dans tous les bons de Colomiers face aux Montois. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le

Confirmant ses prestations contre Narbonne et à Vannes, l’international italien Michele Campagnaro a été triplement décisif contre le leader. De bon augure en cette fin de championnat.

La belle satisfaction de la soirée de ce vendredi à Colomiers, c’est sans aucun doute que Michele Campagnaro a retrouvé de sa superbe. Passé l’hiver à retrouver sa condition physique, gêné musculairement puis par des pépins domestiques, l’international italien (29 ans, 46 sélections) était dans tous les bons coups contre Mont-de-Marsan. Il est venu confirmer une tendance commencée contre Narbonne et prolongée à Vannes, où il avait déjà effectué une prestation encourageante.

Sur les trois essais marqués par la Colombe, il a joué sa partition à merveille. D’abord par un travail de fixation sur plusieurs défenseurs avant d’assurer une chistera pour Rokoduguni (10-3, 20e). Ensuite par un deuxième mouvement issu d’une touche montoise cafouillée.

Au large, Campagnaro réalisait une superbe passe sautée dans le tempo idéal pour le même Rokoduguni. Le point d’orgue ? Sa prise d’intervalle après un bon renversement columérin. L’intéressé restait sobre au coup de sifflet final : « Notre équipe est plus forte que les individualités mais c’est vrai que le système permet de mettre en lumière les bons joueurs au bon endroit. Si nous continuons à jouer comme nous savons le faire, c’est plus divertissant de jouer, notamment pour nous les trois-quarts. Il y a plus d’espaces et c’est bon à jouer. »

Un repositionnement qui porte aujourd’hui ses fruits

Par ailleurs, ses prises de balle furent toujours accompagnées d’une belle avancée que les Montois avaient du mal à stopper. Et si Julien Sarraute assénait de façon juste en début de saison : « C’est une très belle opportunité mais je sais avec lucidité qu’il lui faudra beaucoup de temps », l’entraîneur en chef ne pourra que savourer le regain de forme de celui qu’il a très souvent replacé premier centre. « Il a été efficace dans ce qu’il a eu à faire. Il a eu beaucoup d’activité et a su exploiter les espaces créés par les autres. Ses gestes et ses choix étaient justes. C’est très bien, ça va lui donner de la confiance, il en a besoin. »

Loin d’une analyse médicale, Michele Campagnaro dressait en effet, lui aussi, ce constat : « Physiquement, j’ai toujours été le même cette saison. Cependant, je me fais à l’environnement, à la façon de jouer au rugby en France, les règles. Aussi, j’apprends à connaître mes partenaires, j’améliore mon français… C’est surtout l’aspect mental qui joue en ce moment. »

Son retour au premier plan ne sera pas de trop à l’heure d’aborder les deux derniers matchs de la phase régulière, probablement avant les phases finales. Avec le retour de Johan Deysel et la régularité de Fabien Perrin, le centre de l’attaque columérine est bien au point. Tant mieux pour le groupe, dont la qualité de jeu ne cesse de progresser ces dernières semaines. Une montée en gamme qui tombe à pic.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Quentin PUT
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?