Top 14 - Toulouse, la conquête qui coule !

  • Les Toulousains ont perdu cinq ballons en touche. Comme ici Anthony Jelonch qui se fait piquer le ballon par Charles Ollivon.
    Les Toulousains ont perdu cinq ballons en touche. Comme ici Anthony Jelonch qui se fait piquer le ballon par Charles Ollivon. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Comme souvent à l’extérieur cette saison, les insuffisances en conquête des Toulousains ont réduit à néant leurs belles intentions, à l’image d’un engagement démoniaque dans le jeu au sol. Inquiétant ?

C’est un scénario auquel on finirait presque par prendre la mauvaise habitude. Celle d’un Stade toulousain vaillant, batailleur mais finalement défait, pour la 11e fois de la saison en Top 14. Avec une nuance, tout de même, qui veut qu’au Stade Vélodrome, les hommes d’Ugo Mola ont ramené leur troisième point de bonus défensif depuis le 2 octobre et leur dernière victoire à l’extérieur du Stade en Top 14 (17-11 à Biarritz).

De quoi effacer le souvenir de derniers déplacements à vide particulièrement frustrants (à Paris ou à Castres notamment) et esquisser un embryon de sourire, puisque ledit point a au moins le mérite de permettre aux Stadistes de conserver leur place dans le top 6 à trois journées de la fin ? Peut-être, dans l’absolu… Reste que cette hypothèse n’était pas franchement de nature à plaire aux compétiteurs invétérés que demeurent les champions de France et d’Europe en titre, bien conscients d’être passés à côté de quelque chose de beaucoup plus grand sur la pelouse de l’OM.

« Ce point de bonus est important parce qu’il nous permet de rester dans les 6, mais il n’est pas satisfaisant non plus par rapport au résultat qu’on aurait pu espérer, tranchait l’entraîneur de la mêlée Virgile Lacombe. Il y a eu un gros engagement de notre part dans le jeu au sol qui nous a permis de récupérer pas mal de ballons de turnover, et c’est quelque chose qu’il faudra garder jusqu’au bout. Mais on a connu trop de déchets par ailleurs… »

Ce déchet ? Il faudrait être bien mal avisé pour le faire reposer sur les performances individuelles d’Untel ou d’Untel, ce qui malgré certaines évidences ne grandirait personne. Car la raison fondamentale de la défaite toulousaine relève en effet beaucoup moins de la perte de vitesse des uns ou des autres que d’un facteur beaucoup plus collectif, à savoir une conquête directe de nouveau en grande difficulté, ainsi qu’en témoignent cinq ballons perdus en touche et trois pénalités concédées en mêlée… Comme durant les doublons, nous direz-vous ? Oui, c’est précisément cela.

« Les rotations ne sont pas une excuse »

Car autant le dire clairement : si la conquête du Stade demeure un de ses points forts lorsqu’il évolue avec son équipe-type, les rotations le pénalisent à l’évidence beaucoup plus que ces dernières saisons. Un écueil qui n’en serait pas un, si les Toulousains avaient eu l’idée saugrenue de perdre en Ulster, voilà quinze jours…

Sauf que leur victoire en huitièmes de Coupe d’Europe a encore alourdi un calendrier déjà surchargé, et que s’ils souhaitent demeurer le plus longtemps possible en lice sur les deux tableaux, les Stadistes ne pourront y parvenir sans des doublures au niveau. « Les rotations que nous avions réalisées au niveau de l’équipe ne sont pas une excuse, appuyait Lacombe. C’est à nous de mettre les bouchées doubles pour présenter un meilleur visage dès la semaine prochaine. »

Les retours des Baille, Faumuina, Arnold et autres Cros devraient largement y contribuer contre La Rochelle. Mais pour la suite ? Aux « coiffeurs » de redoubler d’efforts pour trouver les solutions…

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