Pour l’Usap, c’est la lutte finale

  • Les Catalans de Mathieu Acebes vont jouer un match capital samedi face à Brive. En l’emportant, ils garderaient espoir de se sauver ; en échouant, ils seraient promis à l’access-match.
    Les Catalans de Mathieu Acebes vont jouer un match capital samedi face à Brive. En l’emportant, ils garderaient espoir de se sauver ; en échouant, ils seraient promis à l’access-match. Icon Sport - Icon Sport
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Les Catalans reçoivent leur adversaire direct au classement. Un succès les rapprocherait à portée de tir de la salvatrice douzième place. Aimé-Giral veut croire en un retournement de situation.

Aimé-Giral va rugir comme à ses plus belles heures, samedi après-midi. Imaginez le tifo de 12 000 affiches brandies au coup d'envoi, des drapeaux cent et or agités par centaine, une Estaca chantée à pleins poumons, une effervescence digne des phases finales. À l'occasion de cette 24e journée, la cathédrale va accueillir un "pré-barrage" que toute la Catalogne attend depuis des semaines.

Deux cas de figure se présentent : si l'Usap l'emporte face à Brive, idéalement sans laisser de point de bonus, elle se rapprochera au classement et pourra toujours espérer doubler son rival corrézien in extremis pour s'assurer un avenir dans l'élite ; si elle s'incline dans ce duel à couteaux tirés, elle sera mathématiquement promise à un access-match qui n'a pour l'heure jamais basculé en faveur du club d'élite. Supporters et joueurs perpignanais en sont conscients : ce samedi, il s'agira du premier match couperet d'un printemps à double tranchant. Si la saison de l'Usap devrait s'arrêter dès à présent, qu'en retiendrait-on ? Plus de positif que de négatif, sûrement : le champion de France de Pro D2 a affiché des progrès collectifs indéniables au fil des mois, il a décroché des succès de prestige face à des prétendants au top 6 (Toulon, Clermont, La Rochelle, Toulouse, le Racing), il a nettement pris le dessus sur l'autre promu et il peut se féliciter de belles trouvailles dans son dernier recrutement (Tedder, Delguy, Oviedo) comme de l'évolution de plusieurs de ses cadres (Lotrian, Lam, Lemalu, Taumoepeau...)."L'équipe a réussi à franchir des paliers pour se mettre au niveau du Top 14", résume Patrick Arlettaz. 

Ce promu-là a les armes

Si les résultats n'ont pas toujours suivi, Perpignan a prouvé une chose essentielle : il mérite sa place dans l'élite. Reste le plus important, désormais : la confirmer pour l'exercice 2022-2023. La première voie du maintien passe par la conquête de la douzième place. Si Mathieu Acebes et ses partenaires n'ont pas et n'auront pas, quoi qu'il arrive samedi, leur destin en mains, un succès contre la bande à Davidson leur permettrait d'entrevoir encore un possible renversement de situation. Ce serait, dans tous les cas, la meilleure des préparations pour la suite. Que ce soit une "finale" officieuse contre l'Union Bordeaux-Bègles à la 26e journée ou le fameux "access- match" une semaine plus tard.

L'Usap doit désormais tenir les promesses de sa saison au long cours. Si les Brivistes possèdent un tout autre vécu de l'élite, les Perpignanais s'avancent avec suffisamment d'armes pour les renverser : ils se sont constitué une colonne vertébrale solide, affichent un meilleur rendement en touche comme en mêlée et possèdent des facteurs X capables de sauver la patrie si le besoin s'en faisait sentir, de Delguy à Eru en passant par l'incontournable Melvyn Jaminet. La troupe de Patrick Arlettaz est aussi et avant tout experte dans l'art délicat de gagner les "finales" : l'an passé, elle avait surclassé Oyonnax puis Biarritz pour décrocher son bouclier et sa montée ; cette année, elle a dominé à deux reprises le BO dans ce qui étaient des matchs à huit points. "S'il y a bien quelque chose qui ne se remplace pas, c'est l'expérience et ce groupe en a", avance Patrick Arlettaz. 

Toutes ces raisons d'espérer un beau printemps feront battre très fort le cœur des 15 000 supporters sang et or, samedi. Et le manager catalan de se préparer à vivre un samedi et une fin de saison riche en émotions : "Perpignan, c'est le pire endroit du monde quand l'on perd et le meilleur quand l'on gagne."

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