Top 14 - Castres aux cieux, Biarritz en Pro D2

  • Benjamin Urdapilletta a une nouvelle fois été l’un des grands acteurs de la victoire castraise. Sur la pelouse d’Aguilera, l’Argentin a inscrit son troisième essai de la saison.
    Benjamin Urdapilletta a une nouvelle fois été l’un des grands acteurs de la victoire castraise. Sur la pelouse d’Aguilera, l’Argentin a inscrit son troisième essai de la saison. Midi Olympique - Photo Bernard
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À l’usure, les Tarnais, plus que jamais candidats au top 4 du championnat, ont fait exploser de valeureux mais limités biarrots. C’était pressenti mais désormais officiels, les basques joueront en Pro D2 la saison prochaine.

On peut bien le dire désormais : le Castres olympique à un pied et quelques orteils en phase finale de Top 14. Au soir de ce succès à Aguilera, le quatrième à l’extérieur de la saison, les Tarnais occupent la troisième place au classement, collent aux basques des deux leaders montpelliérains et bordelo-béglais et ont la chance de disposer d’un calendrier « à leur portée » pour finir l’exercice ; même si, bien sûr, ils ne devront surtout pas prendre la réception de Perpignan et le déplacement à Pau par-dessus la jambe, sous peine de subir une grosse déconvenue. Mais au vu de la maîtrise et du calme dégagés par l’équipe tarnaise, on voit mal le CO commettre un péché d’orgueil.

Car les Castrais respectent le jeu et leurs adversaires. Face à un faible BO, ils ont d’abord été patients pour user les quelques velléités de résistance biarrote, avant de profiter des effets de ce travail de sape pour lâcher les chevaux et faire exploser le verrou basque en deuxième période, parachevant son œuvre en inscrivant notamment trois essais entre la 73e et la 79e minute, par Geoffrey Palis, Florent Vanverberghe et Benjamin Urdapilleta.

Spectaculaire et efficace

Outre cette quatrième victoire à l’extérieur de la saison, ces sept beaux essais inscrits et ce point de bonus offensif précieux, les Tarnais ont montré à quel point ils avaient des arguments à faire valoir en cette fin de saison. Face à ces Biarrots sans doute démobilisés, les Castrais ont eu le mérite de réciter un rugby d’abord bien construit puis spectaculaire et efficace. Outre une excellente défense (148 plaquages réussis sur 168 tentés, soit 88 % d’efficacité dans ce secteur), le CO a affiché une très belle conquête, avec un 100 % de réussite sur leurs neuf lancers en touche et s’offrant le luxe de récupérer trois ballons dans l’alignement biarrot. La mêlée aussi s’est montrée plutôt à son avantage. Les « finisseurs » ont globalement tous été efficaces au moment d’entrer sur la pelouse. Ils étaient d’ailleurs salués par Wilfrid Hounkpatin : « On a su garder la tête froide avant d’appuyer sur l’accélérateur. Ceux qui sont entrés en jeu ont fait du bien. »

On a vu aussi, un très bon Geoffrey Palis repositionné à l’arrière au coup d’envoi, un retour intéressant d’Antoine Tichit, un Teakiri Ben-Nicholas des grands jours et des « papas » toujours verts, qu’ils se nomment Benjamin Urdapilleta, Rory Kockott, Thomas Combezou ou Loïc Jacquet. Bref, la suite promet d’être excitante pour le CO, à condition de conserver cette rigueur mâtinée d’un peu de folie qui fait le sel de ce groupe.

Et comme bien souvent le bonheur des uns fait le malheur des autres, ce succès castrais envoie officiellement le Biarritz olympique en Pro D2. Si les Basques ne se faisaient plus trop d’illusions depuis quelques journées déjà, il restait un infime espoir mathématique pour qu’ils parviennent à se maintenir. Un espoir balayé par la furia castraise : avec dix points encore sur le tapis mais quinze unités de retard sur la place de barragiste, c’est bien fini pour le BO. Il restera à terminer proprement pour jouer un rôle d’arbitre (réception de Clermont, déplacement à Toulouse) et honorer les glorieux anciens.

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