Tournoi des 6 Nations féminin - Madoussou Fall était bien trop seule

  • Meilleure tricolore samedi après-midi, la deuxième ligne a multiplié les charges au milieu du terrain
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Meilleure tricolore samedi après-midi, la deuxième ligne a multiplié les charges au milieu du terrain. Mais sa bonne performance n’a pas suffi pour que les Bleues parviennent à contrer de redoutables anglaises.

Pour espérer battre les « Red Roses », le staff tricolore avait décidé de densifier son pack, bien conscient que les Anglaises allaient proposer, samedi après-midi, une féroce bataille devant. Comme prévu, les partenaires de la pilier Sarah Bern (auteure d’un doublé) ont dominé les débats et ce n’est pas un hasard si elles ont inscrit leurs trois essais sur ballon porté. Sur la pelouse de Jean-Dauger, si les Bleues ont globalement souffert dans le combat d’avants, elles ont néanmoins pu compter sur la présence de Madoussou Fall, qui a surnagé sous le soleil basque. Le problème ? C’est qu’elle fut la seule à rivaliser dans la dimension physique.

Titulaire lors des quatre premiers matchs du Tournoi, la joueuse du Stade bordelais avait naturellement été choisie par Annick Hayraud et Thomas Darracq pour démarrer la partie face aux Anglaises. Elle a livré une copie de qualité, dans la lignée de ses autres prestations pendant le Tournoi. « Elle fait partie des joueuses qui ont pesé, reconnaissait le responsable sportif des Bleues, Thomas Darracq, après la rencontre. Madoussou a fait un gros match. On sait que son potentiel est exceptionnel. On espère qu’elle va continuer à travailler fort et à nous apporter encore plus dans l’avenir. »

Darracq : « Il faut qu’on améliore le jeu après Madoussou »

Avec 73 mètres parcourus ballons en main (meilleur total à égalité avec Laure Sansus), Fall n’a cessé de multiplier les courses au milieu du terrain, notamment en seconde période, mettant à plusieurs reprises son équipe dans la bonne direction. « Au niveau de la dimension athlétique, elle fait partie des joueuses qui ont ce potentiel pour nous faire avancer », rappelait Darracq samedi soir.

Si la France a eu peu de ballons (seulement 42 % de possession), Fall, sur ses charges, a souvent réussi à trouver la faille dans la défense anglaise. Cependant, les Bleues, derrière, n’ont pas su assurer une certaine forme de continuité. Une passe approximative, puis un en-avant par-ci, des mauvais soutiens offensifs par-là. Les Françaises ont breaké, sans parvenir à concrétiser. « Nous avons réussi à mettre de l’avancée autour d’elle, par contre, dans la transformation, nous n’avons pas réussi à maintenir la vitesse, poursuivait le technicien. Aujourd’hui, il faut qu’on améliore le jeu après Madoussou. Elle a encore tout ce travail au contact à faire pour qu’on puisse jouer autour d’elle. Ça fait partie des progrès à réaliser pour la suite. »

100 % au plaquage

Puissante et précieuse balle en main, l’ancienne joueuse de Bobigny est, aussi, une redoutable défenseuse. Ce week-end, elle fut la tricolore qui a le plus plaqué (18 fois, 100 % de réussite). Sa densité physique a d’ailleurs été précieuse, autour des rucks, pour freiner les vagues anglaises et asséner quelques véritables « bouchons » aux filles de Simon Middleton. Au sujet de Fall, Darracq soulignait, dans les travées de Jean-Dauger : « C’est une fille qui possède le profil type de la nouvelle génération. D’ailleurs, le potentiel, la concernant, est énorme. Vous savez, dans cette équipe, nous avons la chance d’avoir beaucoup de jeunes avec un gros potentiel. C’est pour ça que nous sommes ambitieux. »

Après avoir incontestablement marqué des points et pris un peu plus d’importance dans le collectif tricolore pendant ce Tournoi des 6 Nations, la deuxième ligne qui a honoré, à Bayonne, sa seizième sélection, devra désormais confirmer tout son potentiel cet automne en Nouvelle-Zélande où, sauf cataclysme, elle disputera le premier mondial de sa jeune et prometteuse carrière.

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Pablo ORDAS
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