En groupe de rock, Toulouse fait sa tournée des grands stades

  • Malgré une période hivernale difficile, le Stade toulousain de Romain Ntamack est toujours en course sur les deux tableaux. Les tenants du titre ont bien l’intention de défendre leur couronne sur la scène européenne.
    Malgré une période hivernale difficile, le Stade toulousain de Romain Ntamack est toujours en course sur les deux tableaux. Les tenants du titre ont bien l’intention de défendre leur couronne sur la scène européenne. Icon Sport - Icon Sport
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Le Stade toulousain a rendez-vous à l’Aviva Stadium de Dublin pour écrire une nouvelle page de son histoire et poursuivre son actuelle tournée des grands stades.

Fort de ses deux derniers Boucliers de Brennus et de son titre européen, le Stade toulousain a, à l’instar d’un groupe de rock stars, commencé sa tournée des grands stades depuis le début du printemps. Après deux délocalisations au Stadium, la première fondatrice malgré la défaite en infériorité numérique face à l’Ulster et la seconde bienvenue face à La Rochelle, un exploit à Belfast, une résistance très intéressante au Vélodrome de Marseille, les Rouge et Noir ont maintenant rendez-vous à l’Aviva Stadium de Dublin.

Avec la possibilité de s’y produire deux fois consécutivement, en fonction des résultats des quarts de finale. Pas de quoi impressionner une équipe qui a maintenant l’habitude de ces rendez-vous, comme le confie l’ouvreur international Romain Ntamack : «Ce sont des grands stades pour des grands matchs, à chaque fois. Le groupe a l’habitude de jouer ce genre de rencontres dans ces grandes enceintes. On a l’habitude d’être bien reçus, avec une ambiance chaude dans les tribunes. Plus il y a de monde dans le stade, plus il y a du bruit, plus ça nous transcende. On sait que l’on va avoir 60 000 personnes contre nous à Dublin, c’est une atmosphère que l’on aime bien quand on sent tout un stade, voire tout un pays contre nous.» 

Et les voyages en Irlande ne font plus peur aux Toulousains, eux qui ont décroché leur qualification en s’imposant en Ulster cette saison et qui avaient déjà réussi l’exploit de s’imposer sur la pelouse du Munster, en huitième de finale de la précédente édition. Une victoire historique puisque les Rouge et Noir n’étaient jamais parvenus à s’imposer à Limerick.

Autant dire qu’elle a été fondatrice à en croire Romain Ntamack : «C’est ce match qui nous a fait gagner la Coupe d’Europe. On allait au Munster sans trop savoir où on en était après seulement un match européen disputé. On a fait un match extraordinaire là-bas, il a lancé notre fin de saison en nous mettant en confiance. Cela nous a montré que nous étions capables de faire des matchs de ce niveau-là. Il a tout déclenché pour la fin de saison.»

Une revanche à l’Aviva

Les Toulousains doivent donc écarter une nouvelle fois le Munster de leur route. Mais le contexte sera différent puisque la rencontre a été délocalisée à l’Aviva stadium, un stade qui laisse un mauvais souvenir aux champions d’Europe en titre. Ils s’y étaient inclinés en demi-finale de la compétition face au Leinster, en 2019. Certainement le dernier match où Romain Ntamack et ses coéquipiers avaient donné l’impression d’être impuissants : «La dernière fois que nous avons joué à l’Aviva, ça ne nous a pas réussi. Nous étions tombés sur une équipe du Leinster bien plus forte que nous. On a beaucoup appris de ce match-là. C’était la première demi-finale européenne du club depuis un moment. Ce match nous a marqués mais dans le bon sens du terme, car nous avons appris de nos erreurs. Il nous a permis d’analyser ce qui nous manquait pour travailler dans le bon sens.» 

Les Toulousains reviennent à Dublin pour écrire une nouvelle page de leur histoire, avec des arguments bien plus solides et des certitudes bien plus ancrées et ravivées par ces dernières semaines : «On a confiance en nous. On a déjà réussi des énormes matchs, on a déjà fait des saisons magnifiques, on sait donc que l’on peut le faire. On sait que nous sommes capables de tout. On n’aurait rien gagné, ou on perdrait toujours en quart de finale, on se dirait que l’on jouerait ce match en voyant bien ce qui peut se passer. Mais l’objectif de ce club et des joueurs de cette équipe n’est pas de s’arrêter en quart de finale, même si on va défier le Munster en Irlande. Nous sommes ambitieux et ce n’est pas un manque d’humilité de le dire. On a le droit de le dire. Nous sommes les tenants du titre, donc nous avons quelque chose à défendre.» 

D’autant plus que ces Toulousains parviennent toujours à trouver de nouvelles ressources dans les matchs décisifs. Et ils sont prêts à en jouer tous les week-ends jusqu’au 24 juin prochain, comme l’explique l’ouvreur stadiste : «Malgré les pépins des uns, des autres et la fatigue générale d’un groupe qui bataille depuis le mois de septembre, on arrive à bien gérer les temps d’entraînement et de récupération. Ils vont être de plus en plus importants d’ici la fin de saison. On sait maintenant que nous n’avons que des grosses échéances d’ici la fin de l’année. C’est le cas ce week-end pour ce quart de finale de Coupe d’Europe mais c’était déjà le cas le week-end dernier, car tous les matchs de championnat sont des finales pour espérer se qualifier dans les six.» 

Un programme qui ravi des champions qui ont toujours faim.

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Nicolas AUGOT
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