Encore du ruck à l’ouvrage pour les Toulousains

  • Toulouse devra gagner la guerre du sol contre le Munster.
    Toulouse devra gagner la guerre du sol contre le Munster. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Opposés à la meilleure équipe d’Europe dans tous les secteurs du jeu au sol, les Toulousains devront renouveler leurs performances de ces deux dernières semaines s’ils souhaitent s’imposer à Dublin.

Jeu de mains, jeu de Toulousains. L’adage est bien connu et, malgré son côté suranné, n’en conserve pas moins son fond de vérité. À savoir que la faculté des Toulousains à rester debout et jouer aussi bien devant que dans la défense, avant ou après le contact, constitue le facteur X du Stade. Son identité, sa marque de fabrique. Laquelle perd toutefois toute son efficacité si les fondamentaux préalables du combat ne sont pas respectés, et c’est précisément là l’écueil qui attendra les hommes d’Ugo Mola à Dublin. Pourquoi ? Parce que si la province du Munster n’est peut-être plus la redoutable machine à broyer qu’elle fut lors de ses années glorieuses dans l’art des ballons portés après touche (embêtée en cela, comme toutes les équipes de la planète, par ce nouveau mode de défense qui consiste à absorber la pression pour mieux faire le tour du maul sans changer de liaison et empêcher en cela la sortie du ballon), elle demeure sans équivoque la meilleure équipe d’Europe dans tous les registres du jeu au sol, en ce qui concerne les rucks offensifs aussi bien que défensifs. Une spécificité tout irlandaise qui se retrouve d’ailleurs dans les singularités de l’équipe nationale, dont le Munster abrite d’ailleurs la moitié du pack (Kilcoyne, Beirne, Klein, O’Mahony, et on en passe).

Voilà pourquoi, pour le Stade toulousain, la clé de la rencontre passera forcément par sa capacité à rivaliser d’abord dans le jeu au sol, avant de songer à faire vivre le ballon debout. En attaque, d’abord, où les Munstermen ont pris l’habitude de contester tous les ballons, quitte à risquer le sous-nombre défensif au bout de plusieurs temps de jeu. Mais surtout en défense, puisque les hommes de Johan Van Grann sont pratiquement capables de multiplier – certes sans génie – les temps de jeu jusqu’à l’infini. Et donc de pousser inévitablement, presque inexorablement, leurs adversaires à la faute…

Préparations grandeur nature contre Toulon et La Rochelle

La bonne nouvelle, dans l’histoire ? Elle est au moins que les deux derniers matchs de Top 14 disputés par le Stade toulousain l’ont préparé à merveille pour cette échéance. À Marseille contre Toulon, d’abord, ou à défaut d’avoir fait jeu égal en conquête les Toulousains avaient considérablement gêné les Varois dans le jeu au sol, entre contests décisifs et contre-rucks saignants. Un secteur dans lequel les coéquipiers d’Antoine Dupont ont récidivé la semaine suivante au Stadium face à La Rochelle, dans une partie qui a accouché d’un combat total sur tous les regroupements, dont les Toulousains sont tant bien que mal parvenus à ressortir vainqueurs. Il faut dire qu’entre les gros bras de Marchand et Mauvaka, la révélation Meafou ou encore les combattants de l’ombre Elstadt, Cros ou Jelonch, Toulouse a largement de quoi rivaliser avec son hôte du week-end. La preuve ? Pendant le Tournoi, le XV de France a surclassé l’Irlande dans son domaine de prédilection pour s’adjuger la victoire dans le 6 Nations. Alors, ne reste plus aux Bleus des Rouge et Noir qu’à montrer la voie à leurs partenaires…

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Nicolas ZANARDI
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