Maxence Barjaud (Nevers) : « On jette notre dernière énergie »

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On a l’impression que l’équipe a pris une nouvelle dimension depuis la victoire sur le fil face à Carcassonne (19-17) lors de la 26e journée. Est-ce ce que vous ressentez à l’intérieur du groupe ?

On savait que si on perdait ce match, cela pouvait signifier la fin de notre saison. Cette victoire nous a fait penser un peu plus aux phases finales. Il ne nous restait que quatre matchs, et gagner celui-là était très important. Ensuite, à Bourg-en-Bresse, il fallait s’imposer pour continuer à espérer ; on a réussi dans un contexte pas facile. Ces deux rencontres nous ont donné pas mal de confiance.

À deux matchs de la fin de la saison régulière, l’USON est quatrième, et pratiquement assurée de jouer les phases finales. Qu’est-ce que cela change à votre état d’esprit ?

La qualification, on n’y est pas encore mathématiquement. On veut garder notre quatrième place, mais c’est loin d’être fait. Cela passe par une victoire à Agen, et on sait que ça ne sera pas facile du tout, c’est une équipe très physique, très forte devant. C’est leur dernier match à domicile, et les Agenais ne vont pas nous regarder jouer. On sait qu’il faudra être dans le match dès le coup d’envoi, et commencer par faire une bonne première période, en faisant le dos rond face à leur détermination. On l’a vu face à Rouen, aucun match n’est facile, il faut toujours se dépasser.

Comment abordez-vous ce déplacement à Agen puis la réception de l’USM ?

On jette notre dernière énergie dans ces matchs. Il n’y a aucun calcul à faire.

Contrairement à la saison passée, le groupe n’est pas décimé par les blessures. Cela enlève-t-il de la pression ?

Avoir un effectif large permet d’avoir une émulation, car tout le monde veut vivre ces derniers matchs. Il y a une plus haute intensité dans les entraînements, la concurrence est saine, c’est plus facile pour les entraîneurs. On sent aussi une atmosphère spécifique, ça sent le printemps, les phases finales.

Dans le rugby professionnel, les phases finales ont-elles perdu leur caractère unique ?

Non, les phases finales ont vraiment une autre saveur. On les a vécues en 2019, lors du barrage à Bayonne ; c’était un chouette moment à vivre, et on a envie d’y retourner. Ce sont des événements dont on va tous se souvenir plus tard, même si je ne suis pas encore à la retraite (rire). Mais on ne parle pas beaucoup entre nous des phases finales. Il faut qu’on arrive à choper des points à Agen puis gagner contre Montauban. On sait que si on perd à Armandie, on ne jouera peut-être pas le barrage à Nevers. Et pour tous les supporters qui viennent au Pré-Fleuri, ce serait sympa de ramener un quart de finale à la maison.

Plusieurs joueurs, dont des "anciens" qui ont connu la montée en Pro D2, vont quitter le club à la fin de la saison. C’est aussi le cas de Coenie Basson, l’entraîneur de la défense. Est-ce que cela donne encore plus de motivation ?

Certainement. On a tous envie de finir sur une bonne note, pour que tout le monde se souvienne de ce groupe-là. Et Coenie Basson fait partie des joueurs qui ont emmené le club en Pro D2. Alors forcément, si on va en phase finale, tout cela va apporter de l’émotion.

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Sébastien Chabard
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