Vannes joue pour du beurre !

  • Le groupe vannetais est allé de déception en déception. Photo Icon Sport
    Le groupe vannetais est allé de déception en déception. Photo Icon Sport
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Quel intérêt pour ce dernier match ? Peu en fait depuis le point de Bonus Défensif acquis à Bayonne qui a assuré définitivement le maintien du RCV.

Le RC Vannes va donc clore son exercice à domicile ce vendredi à la Rabine devant une formation d’Aurillac qui, elle non plus, n’a plus rien à redouter de la suite. Ce match ne présente donc sportivement aucun intérêt, si ce n’est pour les

Vannetais celui de tenter de redorer un blason sérieusement terni tout au long de cette saison totalement ratée. Jamais depuis son avènement dans le monde pro, le club breton n’avait été aussi mal classé à deux journées de la fin avec un budget aussi riche. Paradoxe de l’incertitude sportive que ce n’est pas avec l’un des budgets les plus élevés et des joueurs aussi bons soient-ils, que l’on s’érige en candidat potentiel à une demi-finale à domicile telle que l’entendait l’entraîneur en tout début de saison.

Ambiance délétère

Et le moins que l’on puisse dire et écrire est que l’ambiance actuelle n’a rien d’un hymne à la joie. Entre ceux qui sont déjà partis dans leur tête, ceux qui ne sont pas encore fixés sur leur sort, ceux qui veulent quitter le club alors même qu’il leur reste encore une année de contrat – Ambrose Curtis a dit clairement qu’il ne voulait plus jouer pour le club, Holder cherche une porte de sortie, Dridi s’est "fritté" avec le préparateur physique – l’ambiance ne serait plus "chips cacahuètes", mais bien délétère.

Aurillac, le contre-exemple

Tout cela explique actuellement l’intense activité du club sur le marché des transferts. En attendant, il y a une saison à finir et un match à jouer, ce vendredi face au Stade aurillacois. Une dernière à La Rabine avant de clore cet épisode 2021-2022 pour le moins poussif. Vis-à-vis de son public, souvent nombreux, auquel il a déjà "offert" six défaites à domicile cette saison (pour sept victoires), le RCV doit offrir une sortie décente.

En face, les Cantaliens voguent sur un bateau nettement plus paisible. Comptant chaque année parmi les plus petits budgets du Pro D2, le Stade aurillacois s’affaire d’abord à assurer son maintien avant d’envisager une éventuelle cerise sur le gâteau. Cette saison n’a pas dérogé à la règle et, grâce à sa belle solidité à domicile, le club a pu rapidement se constituer un petit matelas d’avance de points sur le fond de la classe. Un temps, il a lorgné le top 6 avant d’en abandonner la perspective. Mais Aurillac, c’est mathématique, comptera toujours parmi le monde professionnel l’an prochain, pour la quinzième année consécutive. À sa manière, un modèle.

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Didier LE PALLEC
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